Le département d’État américain a ouvertement critiqué lundi l’ancien secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali pour son livre sur les relations entre l’organisation internationale et les États-Unis. Dans cet ouvrage à paraître en juin intitulé Unvanquished : a US-UN Saga, (Invaincu : une saga Onu-USA), et dont le New York Times a publié lundi des extraits, M. Boutros-Ghali s’en prend notamment au gouvernement Clinton et à l’ancienne représentante des États-Unis à l’Onu, Madeleine Albright, qu’il rend responsables de sa non-réélection pour un second mandat comme secrétaire général. «Elle semblait supposer que la seule affirmation de la politique américaine était suffisante pour obtenir le soutien des autres pays», dit-t-il. M. Boutros-Ghali cite par ailleurs un haut diplomate américain à l’Onu qui lui a rapporté sous couvert de l’anonymat avoir entendu ces propos de Mme Albright à son sujet : «Je vais lui faire croire que je suis son ami, puis je lui briserai les jambes». Le livre affirme en outre que les États-Unis, qui n’ont toujours pas épuré leurs arriérés au budget de l’Onu, se comportaient un peu trop en patron vis-à-vis de l’organisation internationale. Le porte-parole du département d’État, James Rubin, a réagi lundi en affirmant que M. Boutros-Ghali n’a pas été reconduit à son poste parce que les États-Unis estimaient qu’il était incompétent. Mme Albright, a-t-il dit, pensait qu’il était «extrêmement important» que le chef de l’Onu soit «autant que possible en phase avec les États-Unis» afin de conserver le soutien du public américain à l’organisation internationale. «Et malheureusement, le secrétaire général Boutros-Ghali n’a pas été capable de cela», a-t-il ajouté, soulignant notamment que Washington ne lui faisait pas confiance pour réformer l’Onu. «Nous pensions que la poursuite de sa présence rendrait non seulement impossible d’obtenir le soutien nécessaire à l’Onu auquel nous tentions de parvenir, mais aussi n’impliquerait pas la focalisation sur la réforme des Nations unies que nous estimions très importante», a conclu M. Rubin.
Le département d’État américain a ouvertement critiqué lundi l’ancien secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali pour son livre sur les relations entre l’organisation internationale et les États-Unis. Dans cet ouvrage à paraître en juin intitulé Unvanquished : a US-UN Saga, (Invaincu : une saga Onu-USA), et dont le New York Times a publié lundi des extraits, M. Boutros-Ghali s’en prend notamment au gouvernement Clinton et à l’ancienne représentante des États-Unis à l’Onu, Madeleine Albright, qu’il rend responsables de sa non-réélection pour un second mandat comme secrétaire général. «Elle semblait supposer que la seule affirmation de la politique américaine était suffisante pour obtenir le soutien des autres pays», dit-t-il. M. Boutros-Ghali cite par ailleurs un haut diplomate...
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