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Actualités - Chronologie

Amphibiens pas si bien

Les difformités dont souffrent aux États-Unis un grand nombre d’amphibiens, dont les grenouilles et les crapauds, sont dues à des parasites, selon deux études publiées dans le magazine «Science». Au cours des dix dernières années, des difformités ont été notées en nombre croissant chez 36 espèces de batraciens dans 42 États du pays. Ces problèmes touchent également les salamandres. Contrairement à certaines théories qui accusent le trou dans la couche d’ozone ou une pollution par les pesticides, au moins une partie de ces difformités sont provoquées par des vers minuscules, les trématodes Ribeiroa, notent les auteurs des deux études. Ces vers, des parasites possédant des ventouses, agissent sur les cellules des membres postérieurs des batraciens en formation et perturbent leur développement, ont découvert des chercheurs de l’Université Standford en Californie. Les scientifiques ont en effet démontré que des têtards exposés à des trématodes en laboratoire se sont développés en grenouilles portant des difformités «recouvrant beaucoup de celles décrites dans des rapports publiés sur tout le continent» américain, a précisé le principal auteur de l’étude, le Pr Pieter Johnson. Dans la seconde étude, l’équipe du Pr Stanley Sessions, du Hartwick College d’Oneonta (État de New York), a examiné les difformités de cinq espèces de grenouilles provenant de plusieurs régions des États-Unis pour déterminer si leurs malformations pouvaient provenir de la rétinoïde, une substance apparentée à la vitamine A et connue pour s’opposer au développement des tumeurs cancéreuses. Ils ont constaté que les malformations, notamment le fait que certains membres soient dédoublés, «correspondaient à une perturbation mécanique par une infestation de trématodes et non aux effets des rétinoïdes». Les États-Unis comptent quelque 230 espèces locales d’amphibiens, des animaux dont l’origine remonte à 350 millions d’années.
Les difformités dont souffrent aux États-Unis un grand nombre d’amphibiens, dont les grenouilles et les crapauds, sont dues à des parasites, selon deux études publiées dans le magazine «Science». Au cours des dix dernières années, des difformités ont été notées en nombre croissant chez 36 espèces de batraciens dans 42 États du pays. Ces problèmes touchent également les salamandres. Contrairement à certaines théories qui accusent le trou dans la couche d’ozone ou une pollution par les pesticides, au moins une partie de ces difformités sont provoquées par des vers minuscules, les trématodes Ribeiroa, notent les auteurs des deux études. Ces vers, des parasites possédant des ventouses, agissent sur les cellules des membres postérieurs des batraciens en formation et perturbent leur développement, ont découvert...