En NBA, les surprises viennent souvent de la côte ouest : ainsi contre toute attente, Portland a franchi le premier tour des playoffs pour la première fois depuis sept ans et se retrouve désormais en position de disputer la finale de conférence. Bien en rythme, l’équipe de Mike Dunleavy, qui possédait le deuxième meilleur bilan de la saison régulière (35 victoires et 15 défaites), a attaqué le deuxième tour vaillament en s’imposant dès le deuxième match (84-81) sur le parquet des Utah Jazz. Victorieuse des deux parties suivantes (Portlant mène 3-1) et bénéficiant de l’avantage du terrain en cas de belle décisive, elle peut donc viser la finale de conférence. Réponse peut-être dès mardi soir pour le cinquième rendez-vous de la série à Salt Lake City. La qualité de ce parcours est a priori surprenante pour une formation seulement sixième la saison dernière et facilement éliminée par les Lakers dès son entrée en playoffs. Pourtant, à y regarder de plus près, les Blazers ont tout de l’escouade parfaitement organisée, capable de frapper où bon lui semble grâce aux vertus de son remarquable collectif. Jeune (moins de 27 ans, soit la plus faible moyenne de l’Ouest), l’équipe de Portland paraît faible sur le plan de l’expérience. Mais pourtant, là aussi, elle a su faire fonctionner avec bonheur le couple Stoudamire-Sabonis. Âgé de 25 ans et enfant du pays, Damon Stoudamire est l’un des meneurs les plus prometteurs de sa génération (12,7 points et plus de six passes par match). Les Blazers l’ont d’ailleurs attaché avec un solide contrat de 80 millions de dollars sur sept ans. Arvydas Sabonis, qui a vu le jour en Lituanie il y a 35 ans, est un pivot à la force herculéenne (2,21 m) et sans doute l’un des meilleurs passeurs de la NBA. Pippen : grandeur et décadence Scottie Pippen existe encore : il vient d’être élu dans le meilleur cinq défensif de la NBA. Passé sous le maillot de Houston, l’ancien lieutenant de Michael Jordan n’a pas réalisé une saison exceptionnelle avec les Rockets, éliminés dès le premier tour des playoffs par les Lakers. Pourtant, son aptitude pour les tâches obscures lui vaut une nouvelle distinction. Il s’agit d’ailleurs de la huitième du genre. Seul Jordan a fait mieux avec neuf citations. L’équipe idéale des défenseurs comprend également Tim Duncan (San Antonio), Karl Malone (Utah), Gary Payton (Seattle), Jason Kidd (Phoenix) et Alonzo Mourning, le pivot de Miami, élu premier défenseur de l’année. On remarquera que seuls Duncan et Malone sont membres d’équipes encore en course. Les Lakers balayés À l’Est, Indiana est d’ores et déjà assuré de participer à sa quatrième finale de conférence en cinq ans. Seule franchise toujours invaincue depuis le début de ces playoffs, les Pacers viennent d’infliger un sweep (4-0) aux Sixers de Philadelphie trop dépendants du meilleur marqueur de la saison régulière, Allen Iverson. L’équipe de Larry Bird devrait retrouver en finale les suprenants Knicks de New York. Étonnants de maîtrise et d’efficacité depuis la fin de la saison régulière, ces derniers ont l’occasion de conclure aux dépens d’Atlanta, aucune équipe de l’histoire de la NBA n’ayant réussi à remonter un 3-0 en playoffs. À l’Ouest, la première demi-finale a cruellement souligné l’indigence défensive des Lakers. Sortis de la compétition sur le score sans appel de 4-0, les partenaires de Shaquille O’Neal et Kobe Bryant ont terminé la saison par deux défaites humiliantes sur leur parquet avec 118 points encaissés au terme de la dernière partie. Portés par l’un des MVP potentiels de la saison, le jeune Tim Duncan (33 points), les Texans de San Antonio n’en demandaient pas tant. L’adversaire des Spurs en finale sera vraisemblablement l’inattendue équipe de Portland qui mène 3-1 devant les Utah Jazz, derniers finalistes face à Chicago. Premier match décisif mardi soir dans l’Utah puisque ces séries de demi-finales se jouent au meilleur des sept manches.
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