La livre libanaise est restée activement recherchée en ce début de semaine sur le marché des changes de Beyrouth. En effet, le dollar, principal baromètre, s’est négocié hier pour la première fois depuis plus de six mois au-dessous de son taux moyen indicatif fixé par la Banque du Liban (BDL) à 1 508,00 LL consécutivement au maintien par celle-ci de ses intentions à l’achat et à la vente en l’état entre 1 502,00 LL et 1 514,00 LL. C’est ainsi que les établissements de crédit ont été amenés par les forces du marché à échanger finalement le billet vert entre 1 504,50 et 1 505,00 LL, après un départ entre 1 506,00/1 507,00 LL puis entre 1 505,00/1 506,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque dix millions de dollars entièrement négociés à l’achat et à la vente par les banques de la place sans aucune intervention de la BDL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Repli du sterling et reprise du yen face au dollar À l’étranger, le sterling s’est replié sous le seuil psychologique de 1,60 dollar sur les marchés des changes internationaux, après une révision-surprise à la baisse de la croissance britannique pour le premier trimestre de l’année. Face aux autres grandes monnaies, le dollar a oscillé autour de ses plus hauts niveaux face à l’euro et s’est légèrement replié face au yen, les opérateurs profitant d’un marché relativement calme pour prendre leurs bénéfices alors que la plupart des places européennes étaient en congé pour le lundi de la Pentecôte. Les spéculations sur un nouvel assouplissement monétaire au Royaume-Uni ont été ravivées hier par la révision à la baisse de la croissance britannique. À cet égard, l’Office des statistiques nationales (ONS) a fait savoir hier que le Produit intérieur brut (PIB) britannique a été révisé à la baisse au premier trimestre 1999 et est désormais inchangé par rapport au quatrième trimestre 1998. L’ONS avait préalablement estimé la progression du PIB à 0,1 % entre le premier trimestre 1999 et le dernier trimestre 1998. La croissance du PIB au premier trimestre en glissement annuel (par rapport à la période correspondante de 1998) a également été révisée à la baisse à 0,6 % contre une première estimation de 0,7 %. Ces données ont suggéré que le marché s’est peut-être un peu trop avancé sur la force et l’ampleur de la reprise britannique à deux semaines de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre. De son côté, l’euro n’est pas passé loin hier de son record historique de faiblesse établi le 30 avril dernier à 1,0541 dollar. Mais les cambistes n’ont pas osé pousser la devise européenne davantage vers le bas en l’absence d’indications de la plupart des marchés européens en congé. Celle-ci a ainsi pu terminer la journée pratiquement inchangée face au dollar mais elle est restée sous pression après une série de données économiques allemandes et italiennes décevantes publiées la semaine dernière. Dans ce contexte, le marché craint que l’Allemagne doive resserrer sa politique fiscale ce qui, associé à un ralentissement de l’économie germanique, suggère que la politique monétaire soit assouplie par la Banque centrale européenne (BCE), la semaine prochaine. Par rapport à la devise nippone, le dollar s’est replié hier sur des prises de bénéfices après que le vice-ministre des Finances japonais, Eisuke Sakakibara, surnommé M. Yen pour son influence sur les marchés des changes, eut déclaré qu’il surveillait de près l’évolution de la parité dollar/yen. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié à New York comme suit : – 1,0593 pour un euro contre 1,0565, vendredi dernier. – 1,5962 pour un sterling contre 1,6015 – 1,8465 DM contre 1,8510 – 6,1920 FF contre 6,2075 – 1,5125 FS contre 1,5165 – 1 827,75 lires contre 1 831,50 – 123,25 yens contre 124,00. Bourse de Beyrouth : quasiment stable Sur les places boursières, la Bourse de Beyrouth n’a presque pas bougé hier, toutes les grandes valeurs de la cote s’étant stabilisées à l’exception de 1 500 actions de Rymco qui ont très légèrement progressé de 2 1/4 à 2 5/16 dollars. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,35 % à 77,53 points alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 179,43 points. Ce mouvement s’est déroulé hier dans un marché très calme avec au total 47 879 actions échangées d’une valeur globale de 333 401 dollars. Wall Street trébuche après l’accès de faiblesse des bancaires Quant à Wall Street, elle a trébuché hier, après un départ mou et sans réelle direction, le marché boursier américain devant perdre pied en cours de séance sous l’effet d’un accès de faiblesse du secteur financier et bancaire. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés hier par la révision en nette baisse du Credit First Boston de ses recommandations pour quatre grands établissements financiers et bancaires américains. Cette maison de titres, comme d’autres analystes, a jugé plus prudent de vendre les bancaires en raison des problèmes que risque de poser le passage dans le prochain siècle pour les ordinateurs, les transactions et les distributeurs automatiques d’argent. L’affaiblissement du secteur financier a entraîné dans son sillage le restant de la cote, notamment les valeurs de la haute technologie. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est retombé d’un plus haut à 10 856,42 points à un plus bas à 10 684,76 points, avant d’afficher en préclôture 10 704,82 points, en baisse de 124,46 points sur vendredi dernier. Londres : en baisse Les places européennes étaient fermées en raison du chômage de la Pentecôte à l’exception de la Bourse de Londres qui a clôturé en baisse lundi par la faute d’un début de journée morose à Wall Street après avoir commencé la journée en fanfare grâce à une poussée des valeurs bancaires en réaction à l’annonce d’un projet de fusion entre Bank of Ireland et Alliance and Leicester. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé à 6 322,1 points, en baisse de 31 points, soit 0,49 % par rapport à vendredi. L’indice gagnait jusqu’à 1,7 % dans la matinée dans l’euphorie qui a suivi l’annonce de Bank of Ireland et Alliance and Leicester. À la suite de révélations de la presse, les deux établissements ont été contraints de dévoiler un projet qui reste encore à finaliser et qui créerait la 8e banque britannique et la première en Irlande. L’ensemble des valeurs bancaires a fortement progressé dans un premier temps dans un mouvement réflexe pariant sur une vague de regroupements dans le secteur bancaire après des mois de vaines spéculations. Mais, l’appétit des investisseurs s’est progressivement tari au fur et à mesure que les analystes refroidissaient leurs ardeurs en soulignant que la fusion anglo-irlandaise ne modifiait guère la donne pour les autres établissements britanniques. Les obligations ont fortement progressé après l’annonce de cette révision. Le rendement de l’emprunt d’État à dix ans est tombé à 4,879 % contre 4,914 vendredi soir. Parmi les valeurs du Footsie, 59 ont terminé en baisse et 39 en baisse. Legal and General a chuté de 9,25 pence à 178,5 pence faute de concrétisation des rumeurs d’OPA sur la compagnie d’assurances. BT a perdu 57 pence à 1 080 en raison d’informations de la presse du week-end affirmant que le groupe réfléchirait à offrir la gratuité des communications pour l’accès à l’Internet. Le groupe a refusé de commenter ces informations. Le titre avait fortement progressé la semaine dernière grâce à de bons résultats, en partie gonflés par la hausse du trafic sur Internet. Tokyo : marché soutenu Indécise pendant la plus grande partie de la journée, la Bourse de Tokyo a terminé lundi en hausse de 0,6 %, grâce à quelques achats de fin séance qui ont inversé la tendance à la baisse des premiers échanges, suite à la baisse de Wall Street ce week-end, selon les opérateurs. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a progressé de 97,51 points pour finir à 16 390,49 pts, tandis que l’indice élargi Topix gagnait 7,84 points à 1 317,51. Le volume des échanges a été très faible, 410 millions d’actions étant négociées contre 565,7 millions vendredi. «Le Nikkei a dégringolé sous la barre des 16 000 points dans la matinée, le sentiment général restant peu optimiste», a expliqué Masatoshi Sato, de Kankai Securities Co. Ltd. Vendredi, le Dow Jones avait perdu 37,46 points pour terminer à 10 862,61, tandis que l’indice des valeurs high tech Nasdaq clôturait en biasse de 21,43 points à 2 520,80.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La livre libanaise est restée activement recherchée en ce début de semaine sur le marché des changes de Beyrouth. En effet, le dollar, principal baromètre, s’est négocié hier pour la première fois depuis plus de six mois au-dessous de son taux moyen indicatif fixé par la Banque du Liban (BDL) à 1 508,00 LL consécutivement au maintien par celle-ci de ses intentions à l’achat et à la vente en l’état entre 1 502,00 LL et 1 514,00 LL. C’est ainsi que les établissements de crédit ont été amenés par les forces du marché à échanger finalement le billet vert entre 1 504,50 et 1 505,00 LL, après un départ entre 1 506,00/1 507,00 LL puis entre 1 505,00/1 506,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque dix millions de dollars...