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Actualités - Chronologie

Hépatite C Les modes de contamination et les risques

Généralement, c’est à l’occasion d’un bilan de santé qu’on s’aperçoit que le sujet est atteint d’hépatite C. Autrement, cette maladie peut passer inaperçue. Elle sera décelée grâce à une élévation des transaminases. La confirmation, cependant, ne sera définitive qu’après un test sanguin. Parmi les sujets atteints, un certain nombre d’entre eux (20 à 30%) développeront une cirrhose du foie après une chronicité d’une vingtaine d’années. Parmi ceux-ci, quelques-uns développeront un cancer hépatique. Mais parmi la totalité des malades initialement infectés (résultat du test sanguin à l’appui) 25% seront guéris une fois traités avant que leur hépatite ne devienne chronique. Une inflammation chronique du foie Le virus, en effet, une fois entré dans l’organisme va entraîner une inflammation du foie qui, non traitée immédiatement, deviendra chronique. Elle va évoluer par poussées au cours desquelles des parties du foie vont être détruites, avant de se cicatriser. Cette cicatrisation, au fil du temps, entraînera une fibrose hépatique. Le foie se trouvera ainsi privé progressivement de cellules qui assurent son fonctionnement. À l’instar d’une roue qui perd ses boulons ou ses parties qui l’aident à accomplir sa fonction. La porte est ainsi ouverte à la cirrhose. Une biopsie du foie permet d’établir un diagnostic de cet état. Si la cirrhose se confirme, la surveillance médicale est indispensable, car les complications peuvent être très graves. La tumeur du foie Ces complications peuvent être une insuffisance hépatique ou un cancer du foie. Une fois la tumeur hépatique décelée, même en l’absence de tout symptôme, une transplantation du foie représente le salut. Ce qui, pour le médecin, constitue une tâche particulièrement difficile. Il s’agit de convaincre un sujet vivant tout à fait normalement qu’il faudrait une transplantation du foie à plus ou moins brève échéance. À la lumière des connaissances actuelles, la transplantation paraît la meilleure solution car elle débarrasse le malade de deux maux qui menacent sa vie: la cirrhose et la tumeur. La décision, malheureusement, s’impose d’elle-même. Les taux de réussite après une greffe sont de l’ordre de 80% un an après la greffe mais tombent à 70% après cinq ans de cette transplantation. La majorité des «transplantés» retrouvent une vie normale. Mais les immuno-dépresseurs indispensables, pour éviter le rejet du foie greffé, entraînent des complications et des besoins de soins. Mais, dans ce cas, on n’a pas la possibilité du choix. Il est réconfortant toutefois de savoir que selon les statistiques étrangères, 85% des adultes greffés mènent une vie satisfaisante. Parmi eux, 30% sont atteints d’hépatite C. Les quinze pour cent sont des enfants atteints de malformations ou d’autres atteintes graves. Le risque de transmission Sachant le rôle de l’hépatite C dans ce processus néfaste, il est bon à savoir quels sont les modes de transmission de ce mal. Or cette maladie ne se transmet que par voie sanguine. Depuis 1989, année de la découverte du virus responsable, les mesures sont très strictes en milieu hospitalier ou médical. Le risque donc n’est évalué que 4 sur un million de transfusions. Il reste hélas un faible pourcentage dû à des imprudences ou des risques individuels, dont la toxicomanie. Mais aussi des cas où la transmission est d’origine indécelable. Ce qui implique que la prudence doit toujours être de mise.
Généralement, c’est à l’occasion d’un bilan de santé qu’on s’aperçoit que le sujet est atteint d’hépatite C. Autrement, cette maladie peut passer inaperçue. Elle sera décelée grâce à une élévation des transaminases. La confirmation, cependant, ne sera définitive qu’après un test sanguin. Parmi les sujets atteints, un certain nombre d’entre eux (20 à 30%) développeront une cirrhose du foie après une chronicité d’une vingtaine d’années. Parmi ceux-ci, quelques-uns développeront un cancer hépatique. Mais parmi la totalité des malades initialement infectés (résultat du test sanguin à l’appui) 25% seront guéris une fois traités avant que leur hépatite ne devienne chronique. Une inflammation chronique du foie Le virus, en effet, une fois entré dans l’organisme va entraîner une...