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Actualités - Chronologie

Primakov : Milosévic ne capitulera pas

Le Premier ministre russe Evgueni Primakov affirme que les frappes de l’Otan ne feront pas capituler le président yougoslave Slobodan Milosevic et qu’il faudrait 200 000 hommes au sol et beaucoup de morts pour y parvenir, dans un entretien publié à Paris par Le Journal du Dimanche. M. Primakov, qui a reçu l’envoyé spécial du journal dominical français, l’écrivain Marek Halter, à deux reprises, les 23 et 26 avril, considère l’intervention militaire de l’Otan en Yougoslavie comme «une faute tragique». «Vous savez qu’avant de déplacer un pion (aux échecs), il vous faut prévoir toutes les stratégies possibles de votre adversaire. Or l’Otan n’a pas prévu la résistance serbe ni, surtout, les centaines de milliers de réfugiés jetés sur les routes à l’occasion des bombardements», dit M. Primakov. «Slobodan Milosevic fait sa politique qui n’est pas la mienne mais je peux vous affirmer qu’il ne capitulera pas. L’Otan devrait envoyer 200 000 hommes au sol. Et encore... La guerre serait rude. La première vraie guerre en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. Elle ferait beaucoup, beaucoup de morts. Et encore plus de réfugiés... Sans parler de la déstabilisation des Balkans et, au bout du compte, de l’échec de l’Europe», poursuit le Premier ministre qui regrette que son pays ait été tenu à l’écart de la conférence de Rambouillet et jamais consulté ensuite. Les Alliés «ont même réussi là où Milosevic avait échoué : faire disparaître toute opposition politique en Serbie», poursuit-il encore.
Le Premier ministre russe Evgueni Primakov affirme que les frappes de l’Otan ne feront pas capituler le président yougoslave Slobodan Milosevic et qu’il faudrait 200 000 hommes au sol et beaucoup de morts pour y parvenir, dans un entretien publié à Paris par Le Journal du Dimanche. M. Primakov, qui a reçu l’envoyé spécial du journal dominical français, l’écrivain Marek Halter, à deux reprises, les 23 et 26 avril, considère l’intervention militaire de l’Otan en Yougoslavie comme «une faute tragique». «Vous savez qu’avant de déplacer un pion (aux échecs), il vous faut prévoir toutes les stratégies possibles de votre adversaire. Or l’Otan n’a pas prévu la résistance serbe ni, surtout, les centaines de milliers de réfugiés jetés sur les routes à l’occasion des bombardements», dit M. Primakov....