Le Parti démocratique socialiste (SNP, ex-communiste) de l’ancien président monténégrin Momir Bulatovic, allié de Slobodan Milosevic, s’est retiré vendredi des discussions amorcées par le gouvernement monténégrin pour préserver la paix dans la petite République de la Fédération yougoslave. La direction du parti explique qu’elle ne peut plus participer à des discussions avec le président Milo Djukanovic qu’elle accuse de vouloir abandonner la Yougoslavie. «Nous ne pouvons plus participer à des consultations menées de cette manière», déclare le numéro deux du SNP, Predrag Bulatovic, dans les colonnes du quotidien Vijesti. Cette défection intervient quelques heures après de nouveaux raids de l’Otan contre des installations de l’armée yougoslave dans la plus petite des deux Républiques qui forment la Fédération yougoslave. Les pourparlers devaient apaiser les tensions dans un pays extrêmement divisé face aux bombardements aériens de l’Otan contre la Yougoslavie et où les 640 000 habitants se déchirent entre partisans et adversaires de Milosevic. Le gouvernement de Djukanovic — qui s’est attiré les faveurs des Occidentaux — ignore la loi martiale déclarée par Belgrade, exhorte les jeunes Monténégrins à ne pas répondre aux avis de mobilisation militaire et abrite quelque 65 000 réfugiés albanais du Kosovo. Pour les partisans de l’homme fort de Belgrade au Monténégro, regroupés autour du Premier ministre fédéral Momir Bulatovic, le gouvernement de Podgorica se comporte en traître. «Ils font obstacle à l’armée yougoslave et considèrent Monténégro comme un État distinct», accuse Predrag Bulatovic. Milo Djukanovic, affirme la direction du SNP, est un «vulgaire égoïste» qui brade les intérêts yougoslaves pour préserver au maximum le Monténégro des frappes de l’Otan tandis que la Serbie est en flammes. Depuis le déclenchement de l’opération Force alliée, le gouvernement de Podgorica évolue sur une corde raide et informations et rumeurs en provenance du Monténégro ont fait craindre à plusieurs reprises l’imminence d’un coup d’État militaire piloté par Milosevic. Jeudi encore, le ministre monténégrin des Affaires étrangères, Branko Perovic, disait redouter que le président yougoslave ne se serve de la tension croissante au Monténégro pour fomenter une guerre civile. Mais Pregrad Bulatovic affirme que son parti respectera l’esprit de l’accord de paix négocié avec le pouvoir, même s’il se retire des discussions.
Le Parti démocratique socialiste (SNP, ex-communiste) de l’ancien président monténégrin Momir Bulatovic, allié de Slobodan Milosevic, s’est retiré vendredi des discussions amorcées par le gouvernement monténégrin pour préserver la paix dans la petite République de la Fédération yougoslave. La direction du parti explique qu’elle ne peut plus participer à des discussions avec le président Milo Djukanovic qu’elle accuse de vouloir abandonner la Yougoslavie. «Nous ne pouvons plus participer à des consultations menées de cette manière», déclare le numéro deux du SNP, Predrag Bulatovic, dans les colonnes du quotidien Vijesti. Cette défection intervient quelques heures après de nouveaux raids de l’Otan contre des installations de l’armée yougoslave dans la plus petite des deux Républiques qui forment la...
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