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Actualités - Chronologie

Etat d'urgence dans la ville

Les dizaines de cas de typhoïde à Tripoli justifient, selon Samir Kabbara, directeur de l’Office de santé du Liban-Nord, «la déclaration d’un état d’urgence sanitaire à Tripoli» Mais les cas ont commencé, selon lui, à se faire plus rares depuis hier. Par ailleurs, le ministre de la Santé, le Dr Karam Karam, qui a rendu visite aux malades dans les hôpitaux de Tripoli, a déclaré hier que les cas de typhoïde seront traités au frais du ministère. «Le plan d’austérité concerne tous les domaines sauf la santé», a-t-il déclaré, soulignant que le gouvernement, qui a hérité du problème de la pollution, saura le résoudre. Samir Chaarani, président du Conseil municipal de Tripoli, n’hésite pas à qualifier la situation de «catastrophe sanitaire» et à déclarer «l’état d’urgence dans la ville». Mais la situation n’est quand même pas désespérée. Des mesures ont été prises par les instances concernées pour limiter les dégâts. En ce qui concerne la municipalité, M. Chaarani nous indique que «les cas se font déjà plus rares parce que nous avons alerté la population et prôné des mesures préventives comme celles de faire bouillir l’eau avant de la boire ou l’utiliser». La municipalité a également distribué de l’eau. M. Kabbara, quant à lui, déclare que «les médecins du caza ont été envoyés sur le terrain afin de prendre des échantillons d’eau». «Par ailleurs, poursuit-il, des contrôleurs font le tour des vendeurs de jus et de produits alimentaires afin de s’assurer de la qualité de l’eau utilisée dans leur préparation». Il considère qu’à l’avenir l’état de santé des habitants dépendra de leur connaissance de certaines règles d’hygriène, comme celles de faire bouillir l’eau. La typhoïde est contagieuse. M. Kabbara insiste sur le fait qu’il faut faire attention à ne rien manger ou boire après une personne atteinte de cette maladie. Que ressentent les malades ? Safouan Yakan, chirurgien à l’hôpital Hanan (Tripoli), où 15 cas ont été reçus, donne des explications. «Les malades arrivent en général très fatigués, dit-il. Ils ressentent des maux de tête, de ventre, ont de la fièvre…Cette maladie est contagieuse mais elle peut être traitée soit avec les médicaments classiques, mais cette méthode prend beaucoup de temps, soit avec des piqûres de Rocephine qui coûtent assez cher».
Les dizaines de cas de typhoïde à Tripoli justifient, selon Samir Kabbara, directeur de l’Office de santé du Liban-Nord, «la déclaration d’un état d’urgence sanitaire à Tripoli» Mais les cas ont commencé, selon lui, à se faire plus rares depuis hier. Par ailleurs, le ministre de la Santé, le Dr Karam Karam, qui a rendu visite aux malades dans les hôpitaux de Tripoli, a déclaré hier que les cas de typhoïde seront traités au frais du ministère. «Le plan d’austérité concerne tous les domaines sauf la santé», a-t-il déclaré, soulignant que le gouvernement, qui a hérité du problème de la pollution, saura le résoudre. Samir Chaarani, président du Conseil municipal de Tripoli, n’hésite pas à qualifier la situation de «catastrophe sanitaire» et à déclarer «l’état d’urgence dans la ville». Mais...