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Actualités - Biographies

Descendant de Mahomet et d'une famille anglaise

Le futur roi de Jordanie, le prince Abdallah ibn Hussein, compte parmi ses ancêtres le prophète Mahomet mais aussi la famille Gardiner, de la petite ville anglaise d’Ipswich. Descendant de la 43e génération du prophète Mahomet, fondateur d’une des religions les plus influentes du monde, le prince Abdallah, qui va sur ses 37 ans, a été désigné mardi par le roi Hussein comme le nouvel héritier du trône hachémite. Mais le futur roi, qui ressemble beaucoup à son père – notamment par la silhouette trapue – est aussi le fils de Toni Gardiner, fille d’un colonel de l’armée britannique et native d’Ipswich (100 000 habitants), à une centaine de kilomètres au nord-est de Londres. Avant l’annonce de la nomination d’Abdallah en tête de la succession hachémite, de nombreux Jordaniens pensaient que le sang britannique du prince empêcherait le roi Hussein d’en faire le futur roi. Mais la constitution jordanienne stipule simplement que le roi doit être «un musulman, fils légitime de parents musulmans», des conditions que le prince remplit. Toni Gardiner s’était en effet convertie à l’islam quand elle épousa le roi Hussein le 25 mai 1961, à 20 ans. Huit mois plus tard, le 30 janvier 1962, elle donnait naissance prématurément à son premier bébé, Abdallah. Abdallah a 10 ans lorsque ses parents divorcent. Sa mère quitte provisoirement la Jordanie, mais le jeune prince reste avec son père tout en conservant des liens étroits avec la Grande-Bretagne, fréquentant notamment la St-Edmund School, dans le Surrey. À 18 ans, il reçoit un entraînement dans l’armée britannique, à la prestigieuse Académie militaire de Sandhurst, près de Londres, avant de suivre pendant un an à l’université d’Oxford des études de politique internationale. Il revient en 1984 en Jordanie, pour entamer une carrière militaire, à l’instar de son père le roi Hussein, commandant en chef de l’armée jordanienne, et de son grand-père, le colonel William P. Gardiner. Le colonel Gardiner s’était installé en 1958 en Jordanie, où il occupait des fonctions de conseiller des unités du Génie à une époque où le royaume hachémite, isolé du reste du monde arabe, tentait de développer sa coopération avec l’Occident tout en éliminant les éléments étrangers de l’armée jordanienne. Deux ans auparavant, le tout jeune roi Hussein avait limogé J. B. Glubb, le commandant en chef britannique des forces armées jordaniennes connu dans le monde arabe sous le nom de Glubb Pacha, et abrogé le traité anglo-jordanien qui liait les deux pays. C’est pendant cette période troublée que le roi Hussein – qui n’a que 26 ans mais a déjà divorcé d’une première épouse – rencontre la fille du colonel britannique, Antoinette Avril Gardiner. Quarante ans plus tard, Abdallah est général de division de l’armée jordanienne et sa mère, devenue la princesse Mona, est revenue vivre en Jordanie, où elle maintient des contact étroits avec ses quatre enfants. Les liens familiaux du prince Abdallah avec l’ancienne puissance coloniale pourraient cependant le desservir aux yeux de certains Jordaniens, au moment où Londres participe à des opérations militaires dans le ciel irakien très décriées dans le monde arabe. «C’est vrai qu’il nous rappelle la période coloniale que nous avons détestée», reconnaît un commerçant jordanien d’origine palestinienne. «Mais sa femme est palestinienne, alors ça équilibre un peu les choses», ajoute-t-il sous le couvert de l’anonymat. Le prince Abdallah a épousé en 1993 Rania al-Yassine, dont la famille est originaire de Tulkarem, en Cisjordanie. Ils ont deux enfants, Hussein et Iman.
Le futur roi de Jordanie, le prince Abdallah ibn Hussein, compte parmi ses ancêtres le prophète Mahomet mais aussi la famille Gardiner, de la petite ville anglaise d’Ipswich. Descendant de la 43e génération du prophète Mahomet, fondateur d’une des religions les plus influentes du monde, le prince Abdallah, qui va sur ses 37 ans, a été désigné mardi par le roi Hussein comme le nouvel héritier du trône hachémite. Mais le futur roi, qui ressemble beaucoup à son père – notamment par la silhouette trapue – est aussi le fils de Toni Gardiner, fille d’un colonel de l’armée britannique et native d’Ipswich (100 000 habitants), à une centaine de kilomètres au nord-est de Londres. Avant l’annonce de la nomination d’Abdallah en tête de la succession hachémite, de nombreux Jordaniens pensaient que le sang...