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Actualités - Chronologie

L'armée à l'Assemblée

L’armée indonésienne conservera 38 sièges dans le prochain Parlement indonésien aux termes de transactions de dernière minute dont la conclusion ouvre la voie à la tenue des élections législatives prévues pour le 7 juin prochain. Les factions du Parlement actuel, élu sous le président Suharto et où les nouvelles forces politiques ne sont pas représentées, sont en effet tombées mercredi d’accord pour attribuer 38 sièges – sur un total de 500 – aux forces armées. Non élus, les titulaires de ces sièges – 75 au sein du Parlement actuel – sont désignés par la hiérarchie militaire à laquelle ils restent soumis. En terme de représentation démographique, cette disposition signifie que l’armée, — qui compte 400 000 hommes — aura un représentant pour chaque 10 000 soldats, alors qu’un élu civil, la population indonésienne étant de 206 millions, en représentera plus de 445 000. Seul l’un des deux partis minoritaires officiels, le Parti du développement uni (PPP, musulman), a tenté de s’opposer à cette disposition estimant, selon un de ses responsables, qu’elle «fait courir le risque que les militaires constituent l’un des groupes les plus nombreux du prochain Parlement». Une grande majorité de l’opposition politique qui a contraint le président Suharto, lui-même général lorsqu’il a pris le pouvoir, mais n’est pas représentée au Parlement, souhaite que l’armée indonésienne rentre dans ses casernes et abandonne les postes qu’elle contrôle dans la politique, l’administration et l’économie. L’accord sur la présence de l’armée lève l’un des derniers obstacles à l’adoption des textes législatifs réglementant la vie politique et organisant les élections législatives dont il est attendu qu’elles consacrent la rupture avec le régime de l’ex-président Suharto. L’autre pierre d’achoppement, la participation des fonctionnaires à la vie politique, avait été levée mardi par un accord prévoyant que les membres de la fonction publique – le gros bataillon du Golkar, la machine politique de Suharto toujours majoritaires – devront démissionner s’ils entendent exercer des fonctions politiques. Les fonctionnaires ainsi poussés dehors conserveront cependant leur traitement pour une durée pouvant aller jusqu’à 5 ans et pourront retrouver leur poste à l’issue de leur carrière politique..
L’armée indonésienne conservera 38 sièges dans le prochain Parlement indonésien aux termes de transactions de dernière minute dont la conclusion ouvre la voie à la tenue des élections législatives prévues pour le 7 juin prochain. Les factions du Parlement actuel, élu sous le président Suharto et où les nouvelles forces politiques ne sont pas représentées, sont en effet tombées mercredi d’accord pour attribuer 38 sièges – sur un total de 500 – aux forces armées. Non élus, les titulaires de ces sièges – 75 au sein du Parlement actuel – sont désignés par la hiérarchie militaire à laquelle ils restent soumis. En terme de représentation démographique, cette disposition signifie que l’armée, — qui compte 400 000 hommes — aura un représentant pour chaque 10 000 soldats, alors qu’un élu civil, la...