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Actualités - Chronologie

Sur les traces de la future reine

«Livres, papeterie, articles de sport, jeux et cadeaux» : l’enseigne au-dessus de l’échoppe de M. Khaled Yassine, à Tulkarem en Cisjordanie, ne sied guère pour l’oncle d’une future reine. C’est que M. Yassine, le propriétaire du commerce, est l’oncle paternel de la princesse Rania, l’épouse palestinienne du nouveau régent et prince héritier de Jordanie, Abdallah ibn Hussein. Les habitants de Tulkarem, une ville autonome dans le nord-ouest de la Cisjordanie, se disent fiers qu’une des leurs soit en passe de devenir reine de Jordanie. «Elle était seulement une petite fille quand elle venait ici. Elle jouait au basket ou aux échecs avec mes enfants. À l’époque, nous ne savions pas qu’elle allait devenir une princesse», raconte M. Yassine, 67 ans. «Nous sommes très fiers d’elle. Nous sommes heureux car un jour, elle deviendra reine de Jordanie», dit-il en servant les nombreux écoliers qui se pressent dans sa boutique après les fêtes de la fin du Ramadan. La famille Yassine est bien établie à Tulkarem. Membre du clan des al-Seif, elle a une longue histoire de résistance aux envahisseurs. Un des ancêtres, Abdelrahmane al-Hadj Mohammed Yassine, était un des chefs de la révolte arabe contre le mandat britannique en 1936 dans la région de Tulkarem. Comme beaucoup de Palestiniens, le père de la prin-cesse Rania Fayçal Yassine, a quitté le pays pour chercher fortune au Koweït, où sa fille est née. Rania a étudié à l’école au Koweït, puis à l’Université américaine du Caire. Lorsque les Palestiniens ont été expulsés du Koweït après la guerre du Golfe de 1991 – pendant laquelle les autorités koweïtiennes les avaient accusés en bloc de coopération avec l’Irak – la famille Yassine est allée s’établir en Jordanie. «Il n’y a plus que quatre ou cinq hommes de la famille à Tulkarem», explique M. Ghazi Chafik Yassine, 63 ans, un cousin du père de Rania, qui travaille au département des Travaux publics de la municipalité de Tulkarem. «Les gens de Tulkarem et sa famille sont fiers de Rania. Nous applaudissons à son heureuse destinée», dit-il.
«Livres, papeterie, articles de sport, jeux et cadeaux» : l’enseigne au-dessus de l’échoppe de M. Khaled Yassine, à Tulkarem en Cisjordanie, ne sied guère pour l’oncle d’une future reine. C’est que M. Yassine, le propriétaire du commerce, est l’oncle paternel de la princesse Rania, l’épouse palestinienne du nouveau régent et prince héritier de Jordanie, Abdallah ibn Hussein. Les habitants de Tulkarem, une ville autonome dans le nord-ouest de la Cisjordanie, se disent fiers qu’une des leurs soit en passe de devenir reine de Jordanie. «Elle était seulement une petite fille quand elle venait ici. Elle jouait au basket ou aux échecs avec mes enfants. À l’époque, nous ne savions pas qu’elle allait devenir une princesse», raconte M. Yassine, 67 ans. «Nous sommes très fiers d’elle. Nous sommes heureux car...