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Actualités - Chronologie

Brésil - Optimisme modéré des autorités L'inflation de nouveau source d'inquiétude

L’inflation est redevenue, après la récente dévaluation du real, l’une des principales préoccupations des Brésiliens, malgré l’optimisme mesuré affiché par les autorités, contrastant avec l’inquiétude des milieux d’affaires et des industriels. Alors que la valse des étiquettes a déjà commencé dans de nombreux secteurs de l’économie, le gouvernement affirme être à même d’empêcher le retour d’une hausse des prix massive et de pouvoir «minimiser» les conséquences de la dévaluation de la monnaie brésilienne, qui a perdu plus de 40 % de sa valeur face au dollar depuis le début de la crise, le 6 janvier. Selon le ministre des Finances, M. Pedro Malan, «l’inflation ne reviendra pas au Brésil». «Elle restera sous contrôle avec la politique monétaire et fiscale du gouvernement», a-t-il déclaré, estimant que la hausse des prix pourrait être «inférieure à 10 %» en 1999, contre 2 % en 1998. Le président par intérim de la Banque centrale du Brésil (BC), M. Francisco Lopes, a pour sa part affirmé que l’inflation générée par la crise n’aura qu’«un effet temporaire», sans aucune similitude avec l’hyperinflation ayant régné pendant 40 ans au Brésil, avant la mise en place du Plan real de redressement économique en 1994. Cet optimisme relatif n’est cependant pas tout à fait partagé par les instituts de prévision qui évoquent un retour d’une inflation à deux chiffres – ce qui n’était pas arrivé depuis 1995 – et par les hommes d’affaires et les industriels brésiliens, tenant des propos parfois alarmistes. La puissante Fédération des industriels de l’État de Sao Paulo (Fiesp), qui contribue pour près de 50 % à la formation du PIB national, a appelé les hommes d’affaires à éviter une vague généralisée de hausses des prix et une dollarisation des prix de leurs produits, «pour leur propre survie et pour la stabilité monétaire du Brésil». «Nous allons résister autant que nous le pourrons» à la hausse des prix. «Les augmentations précipitées et injustifiées en raison de la hausse du dollar ne seront pas acceptées. Le commerce ne peut pas supporter de telles augmentations», a déclaré l’homme d’affaires Arthur Sendas (groupe Sendas, 58 supermarchés et magasins), soulignant les risques de contraction de la demande. «Le Brésil s’est habitué à ne plus voir d’augmentation de l’indice des prix, Revenir à l’inflation, maintenant, c’est perdre tout le travail accompli ces quatre dernières années», estime pour sa part un industriel de l’agroalimentaire. Les premiers produits à avoir fait l’objet d’une hausse conséquente, de 20 à 30 % au minimum, sont les produits d’importation, notamment dans l’alimentation, l’habillement, l’électronique, l’informatique et l’automobile, où les filiales brésiliennes des constructeurs étrangers ont annoncé des augmentations de 4 à 11 % des prix des véhicules en raison de la part importante représentée par les pièces détachées importées. Le prix de l’alimentation à base de farine, dont le pain, doivent augmenter d’au moins 20 % ces prochains jours, le blé étant importé à 80 %, en majorité d’Argentine. Le riz, le café, l’huile, le poulet et la viande de bœuf verront également leur prix croître de 8 à 20 %. D’autres hausses sont attendues dès février, notamment celles de l’essence et du diesel (de 5 à 8 %), que le gouvernement souhaite cependant atténuer par des subventions. Fabriqués dans une proportion de 75 % avec des matières premières importées, les médicaments doivent pour leur part augmenter de 5 à 12 % d’ici quelques semaines, les autorités ayant demandé au secteur pharmaceutique de ne répercuter la hausse qu’une fois le taux de change stabilisé. Les taux des prêts bancaires aux particuliers ont également suivi cette spirale ascendante, avec une progression pouvant aller jusqu’à 20 % par rapport à leur niveau d’avant la dévaluation du real.
L’inflation est redevenue, après la récente dévaluation du real, l’une des principales préoccupations des Brésiliens, malgré l’optimisme mesuré affiché par les autorités, contrastant avec l’inquiétude des milieux d’affaires et des industriels. Alors que la valse des étiquettes a déjà commencé dans de nombreux secteurs de l’économie, le gouvernement affirme être à même d’empêcher le retour d’une hausse des prix massive et de pouvoir «minimiser» les conséquences de la dévaluation de la monnaie brésilienne, qui a perdu plus de 40 % de sa valeur face au dollar depuis le début de la crise, le 6 janvier. Selon le ministre des Finances, M. Pedro Malan, «l’inflation ne reviendra pas au Brésil». «Elle restera sous contrôle avec la politique monétaire et fiscale du gouvernement», a-t-il déclaré,...