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Actualités - Chronologie

Formule 1 Prost dévoile son nouveau bolide

Le consensus est de mise au sein de l’écurie Prost-Peugeot : l’AP02, la nouvelle monoplace française qui participera au championnat du monde de Formule 1, présentée lundi dans l’usine de Guyancourt (région parisienne), constitue un «bond en avant». Du président Alain Prost aux pilotes, Olivier Panis et Jarno Trulli, en passant par les techniciens, tous mettent l’accent sur le «saut technologique» effectué par rapport à la très peu compétitive AP01 de l’an passé (un seul point récolté sur l’ensemble de la saison...). Avec son museau façon McLaren, ses pontons latéraux originaux avec deux grosses «virgules noires» à la Nike («pas par souci de décoration, ça marche en soufflerie», glisse Loïc Bigois, maître du projet), l’AP02 est plus longue, plus fine que sa devancière. «Elle est aussi plus high-tech grâce à la complicité de John Barnard, plus fine au plan aérodynamique et, je l’espère, plus performante», dit Bigois. Le technicien français avoue en effet avoir pu se «concentrer» sur la performance. «Je dois remercier Alain Prost de m’avoir permis d’entretenir une vraie complicité depuis août avec John Barnard, d’avoir renforcé le département aérodynamique qui est passé de six à dix-huit personnes», insiste Bigois. John Barnard a amené son expérience et ses connaissances. «J’ai travaillé sur l’avant de la voiture, les suspensions, déclare le Britannique. Je ne peux pas dire que cette voiture est une révolution, le mot serait trop fort. Mais nous avons fait un grand pas au plan aérodynamique». «Une seule inquiétude» Avec l’AP02, l’équipe Prost-Peugeot doit entamer son vrai départ. Tant chez Prost (195 personnes à Guyancourt, 30 en Angleterre, avec une moyenne d’âge de moins de 32 ans) que chez Peugeot (210), personne ne ménage ses efforts pour se battre aux avant-postes. «Garder le cap, bâtir une équipe stable», Alain Prost n’a pas changé de discours. Le président se dit «fatigué mais soulagé maintenant que la présentation de la voiture est terminée», après des dernières semaines éprouvantes où il a fallu travailler jour et nuit. «On était charrette», reconnaît Prost. Mais le quadruple champion du monde sait que le plus dur commence pour atteindre l’objectif, se «battre régulièrement dans les points avec les meilleurs... excepté peut-être McLaren et Ferrari qui devraient être encore devant». Si l’AP02 est 100 % nouvelle, si le gain de performance est «énorme» par rapport à l’AP01, personne ne connaît le niveau réel des adversaires, admet Prost, estimant néanmoins qu’«avec l’AP02 on aurait pu gagner des Grands prix l’an dernier». «C’est le problème, la seule inquiétude. On part de loin», admet le président. Prost en saura un peu plus dès les premiers essais de l’AP02 cette semaine, à Barcelone ou Magny-Cours (centre de la France). «Il y a encore une journée au moins de travail pour que la voiture soit parfaite, dit Alain Prost. Alors, on décidera d’ici ce mardi matin si nous allons à Barcelone ou à Magny-Cours. Dans la Nièvre, nous aurions la possibilité de rouler jusqu’à samedi». Panis impatient Une certitude, l’AP02, qui sera en piste début mars à Melbourne pour la première épreuve de la saison, ne sera pas tout à fait la même que celle présentée lundi. «D’ici là, elle aura déjà évolué», confie Prost. Olivier Panis ne cache pas son impatience de s’installer au volant de la nouvelle Prost-Peugeot, l’AP02, présentée lundi dans l’usine de Guyancourt (Yvelines). «Toutes les voitures commencent à se ressembler. Mais l’AP02 est toute nouvelle, explique le pilote français. Tout sur cette monoplace a été optimisé. Répartition des masses, voiture plus longue, nouvelle aérodynamique, nouvelle supension sur laquelle il va falloir apprendre à travailler, j’attends avec impatience les premiers tours, le premier feeling». Panis devra certainement attendre mercredi et Jarno Trulli, son coéquipier italien, jeudi, pour tourner au volant de l’AP02. Probablement à Magny-Cours plutôt qu’à Barcelone, selon Alain Prost. Lundi midi en effet, il restait encore du travail à faire sur l’AP02. «On doit mouler les sièges lundi après-midi», notait Panis. Formule 3 000 La Fédération internationale du sport automobile a indiqué, dans un communiqué publié lundi, avoir retenu le pétrolier français Elf-Antar comme fournisseur exclusif et officiel en carburant des écuries pour la saison du championnat international de Formule 3 000.
Le consensus est de mise au sein de l’écurie Prost-Peugeot : l’AP02, la nouvelle monoplace française qui participera au championnat du monde de Formule 1, présentée lundi dans l’usine de Guyancourt (région parisienne), constitue un «bond en avant». Du président Alain Prost aux pilotes, Olivier Panis et Jarno Trulli, en passant par les techniciens, tous mettent l’accent sur le «saut technologique» effectué par rapport à la très peu compétitive AP01 de l’an passé (un seul point récolté sur l’ensemble de la saison...). Avec son museau façon McLaren, ses pontons latéraux originaux avec deux grosses «virgules noires» à la Nike («pas par souci de décoration, ça marche en soufflerie», glisse Loïc Bigois, maître du projet), l’AP02 est plus longue, plus fine que sa devancière. «Elle est aussi plus...