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Actualités - Chronologie

Retour d'Alain Giresse au Toulouse FC

En acceptant de reprendre en main, lundi, les destinées de l’équipe de football du Toulouse FC, Alain Giresse, ex-entraîneur du Paris SG, fait un retour à la case départ dans un club d’où il était «parti en bonne intelligence» en mai dernier. Giresse, qui a remplacé Guy Lacombe, retrouve dans la Ville rose une équipe toulousaine qu’il avait hissée en première division à l’issue de la saison 1996-1997. Il l’avait ensuite maintenue parmi l’élite avant de rejoindre en mai dernier le Paris SG, alors présidé par Charles Biétry. Également pressenti pour succéder à Aimé Jacquet à la tête de l’équipe de France, Gigi avait été remercié en octobre dernier par l’ex-président parisien après... seulement huit journées de championnat de France. Le club à l’imposant budget (300 MF) ne pointait qu’à la 12e place, une place peu conforme aux attentes des dirigeants du Paris Saint-Germain. Pire, l’équipe parisienne avait été éliminée au premier tour de la Coupe des coupes par les Israéliens du Maccabi Haïfa. En revenant sur les rives de la Garonne, fleuve cher à ce natif de Langoiran (Gironde), Giresse trouvera une équipe en position très délicate. Le TFC est l’actuelle «lanterne rouge» du championnat de D1 et a connu samedi une élimination prématurée en 32e de finale de la Coupe de France, face aux amateurs de Jura-Sud (CFA2). «Il fallait envisager une vraie thérapie et donner aux joueurs des motifs d’espérer», a déclaré le président André Labatut. Il a ajouté n’avoir «rien à reprocher professionnellement à Guy Lacombe», qui pourrait prendre d’autres fonctions au sein du Téfécé. «Alain (Giresse) connaît bien le club, les joueurs et l’équipe technique», a expliqué le vice-président Jacques Rubio pour justifier le choix des dirigeants toulousains, qui devaient se réunir en soirée. Redresser la situation «J’avais passé ici deux années exceptionnelles sur le plan professionnel et gardé des relations», s’est remémoré Giresse, qui sera à Toulouse jusqu’en juin prochain. «En qualité d’esprit de travail, je n’avais pas retrouvé cela à Paris», a-t-il poursuivi. Pour l’aider dans sa tâche, l’ancien milieu de terrain de Bordeaux et de Marseille, âgé de 46 ans, fera de nouveau appel à ses adjoints, Alain Casanova et Raymond Camus. Ce dernier avait été mis à l’écart en décembre par Lacombe au profit de l’ex-Cannois Alain Ravera. Mais une nouvelle situation s’offrira à Giresse avec l’arrivée récente de l’ancien dirigeant bordelais Didier Couécou comme directeur sportif, un poste que Gigi avait occupé à son arrivée au TFC en août 1993 et qu’il avait cumulé avec celui d’entraîneur entre 1995 et 1998. «Il n’y aura pas besoin de s’étudier longtemps», a indiqué Giresse, qui l’a connu comme joueur puis comme directeur sportif aux Girondins de Bordeaux. Sur le plan sportif, l’ex-membre du «carré magique» aura affaire avec une équipe fortement remaniée par rapport à celle qu’il a laissée à la fin du printemps dernier. Dix-sept joueurs de l’effectif toulousain dans la saison 1997-1998 ont quitté le club, où sont arrivés onze nouveaux, dont le Portugais Oceano, le Belge Lauwers et les Français Cobos et Guyot. Après avoir rencontré les joueurs, lundi après-midi, Giresse a reconnu qu’on «sent que les joueurs sont la tête dans le sac», et qu’il «va falloir vite travailler». «Il reste un espoir de maintenir le club en D1, on va s’atteler à la tâche, a-t-il insisté avant de regretter que la profession d’entraîneur «repose sur pilotis». «Aujourd’hui, tout le monde est d’accord pour penser qu’il fallait un traitement de choc. L’avenir nous dira si nous avons employé la bonne méthode», a conclu le président Labatut. Crise à Marseille Le président de l’Olympique de Marseille Robert Louis-Dreyfus rencontrera mardi à Marseille les représentants des sept groupes de supporteurs qui réclament la démission du président-délégué Jean-Michel Roussier. Rolland Courbis et Laurent Blanc, respectivement entraîneur et capitaine de l’OM, sont également conviés. «Je n’appelle pas cela une crise, juste un problème relationnel. Le meilleur remède reste le dialogue. Le président a le handicap de ne pas être toujours à Marseille. Le fait qu’il se déplace constitue déjà une bonne réponse dans cette affaire», a expliqué Courbis. Laurent Blanc plaide pour «une réconciliation» nécessaire à la bonne marche du club, leader du Championnat de France de première division. «Il y a un problème à régler. Essayons d’y parvenir en se comportant en grandes personnes», ajoute-t-il avant d’admettre le caractère paradoxal de cette crise qui survient «quand l’OM vit une situation sportive brillante». Cette réunion intervient trois jours après que les supporteurs phocéens eurent déserté les deux virages du Vélodrome, où l’OM accueillait Auxerre en 32e de finale de la Coupe de France (2-0), «pour protester contre la nomination d’un nouveau responsable de la sécurité». Jean-Louis Piétri était précédemment en poste à Marseille à la direction régionale de la formation de la police. Dans un communiqué, les supporteurs avaient alors demandé la démission de Roussier notamment «coupable», selon eux, «de vouloir tuer le mouvement supporteur». Dimanche, Louis-Dreyfus s’était montré catégorique en affirmant qu’il ne cèderait pas à cette exigence. «Vous savez, le chantage peut marcher des deux côtés. Peut-être que l’année prochaine on laissera les tribunes nord et sud libres puisque de toute façon ça nous rapporte moins d’un “demi-joueur”», avait ajouté M. Louis-Dreyfus. «Il s’agit d’une déclaration de fin de dimanche en famille gâchée. Au 20e coup de fil il peut y avoir un dérapage», a relativisé Courbis. Interrogé lundi par Radio-France Provence, le président marseillais a confirmé que quoi qu’il arrive, «Jean-Michel Roussier resterait à son poste». Cette position inflexible se heurte à celle des supporteurs. «On se rend à cette réunion pour s’entendre dire que Roussier démissionne. Dans le cas contraire, on poursuivra la grève sous des formes diverses. On pourrait par exemple ne pas se rendre à Bordeaux, vendredi, ou rester assis et muets pendant les matches au Vélodrome», estime-t-on chez les Yankees, l’un des plus importants groupes de supporteurs.
En acceptant de reprendre en main, lundi, les destinées de l’équipe de football du Toulouse FC, Alain Giresse, ex-entraîneur du Paris SG, fait un retour à la case départ dans un club d’où il était «parti en bonne intelligence» en mai dernier. Giresse, qui a remplacé Guy Lacombe, retrouve dans la Ville rose une équipe toulousaine qu’il avait hissée en première division à l’issue de la saison 1996-1997. Il l’avait ensuite maintenue parmi l’élite avant de rejoindre en mai dernier le Paris SG, alors présidé par Charles Biétry. Également pressenti pour succéder à Aimé Jacquet à la tête de l’équipe de France, Gigi avait été remercié en octobre dernier par l’ex-président parisien après... seulement huit journées de championnat de France. Le club à l’imposant budget (300 MF) ne pointait qu’à...