Le financier américain George Soros s’en est pris au Fonds monétaire international (FMI) dans la gestion de la crise monétaire au Brésil, estimant que cette institution fait partie du problème et n’aide pas à la solution. Dans un entretien au magazine américain Newsweek, à paraître lundi, George Soros estime que «maintenant, le FMI fait partie du problème et ne constitue pas un début de solution». En montant en novembre un plan de sauvetage de 41,5 milliards de dollars pour le Brésil, «le FMI pourrait dire qu’ils (les Brésiliens) ont gagné un temps précieux, et ce serait juste», explique M. Soros. «La mission du FMI est de préserver le système financier international, et ses politiques sont élaborées pour que les pays en crise puissent faire face à leurs obligations internationales», souligne le financier américain à Newsweek. Au Brésil, le FMI a failli à sa mission, ajoute M. Soros. «Le FMI plaide toujours pour des taux d’intérêts élevés, entraînant les économies dans la récession. C’est le FMI qui a poussé le Brésil à relever ses taux d’intérêt, et ce n’est pas la bonne politique». Jeudi à Paris, George Soros avait déjà critiqué la politique monétaire au Brésil en estimant que «c’était un mauvais conseil à donner au gouvernement brésilien d’augmenter les taux, après la dévaluation du real». Il estime que les investisseurs sur les marchés financiers avaient prévu plus ou moins la crise au Brésil dont les conséquences sont encore à venir. «Je pense que les problèmes soulevés» par les turbulences au Brésil mais aussi dans d’autres pays «ne sont pas résolus», affirme George Soros. «Nous ne sommes pas encore à la fin de cette histoire et il est plus urgent que jamais de stabiliser le système financier international», poursuit-il. Deux solutions, selon lui, sont envisageables : imposer des conditions strictes aux prêteurs et amener le FMI à endosser un rôle de Banque centrale internationale.
Le financier américain George Soros s’en est pris au Fonds monétaire international (FMI) dans la gestion de la crise monétaire au Brésil, estimant que cette institution fait partie du problème et n’aide pas à la solution. Dans un entretien au magazine américain Newsweek, à paraître lundi, George Soros estime que «maintenant, le FMI fait partie du problème et ne constitue pas un début de solution». En montant en novembre un plan de sauvetage de 41,5 milliards de dollars pour le Brésil, «le FMI pourrait dire qu’ils (les Brésiliens) ont gagné un temps précieux, et ce serait juste», explique M. Soros. «La mission du FMI est de préserver le système financier international, et ses politiques sont élaborées pour que les pays en crise puissent faire face à leurs obligations internationales», souligne le financier...
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