Elle est toute jeune, toute dynamique et débordante de créativité. Zeina Masri a fait de hautes études universitaires comme beaucoup de jeunes filles de son âge. Diplômée en économie, elle a eu le courage, quelques années plus tard, de tourner le dos aux chiffres et aux équations, pour laisser libre cours à sa passion, l’art floral. Après avoir sillonné les milieux bancaires, quelques grandes entreprises où elle a occupé des postes de responsabilité, notre jeune fleuriste a choisi de lancer sa propre entreprise. Sorte d’une expérience solide chez un des plus grands fleuristes parisiens, «Tortu», et d’une formation intensive à l’art floral dans une école prestigieuse, toujours en France, La Piverdière Zeina Masri nous communique sa philosophie du métier, avec une humilité désarmante : «L’art floral est un art rustique, dit-elle. Il n’y a pas d’élitisme dans ce métier. On peut même ne savoir ni lire ni écrire et devenir un très bon fleuriste». C’est l’art d’associer les couleurs, «comme les yeux les voient» ; encore faut-il avoir le «regard» qu’il faut, celui qui sait marier l’harmonie aux couleurs de la vie, celui qui joint la technique, par ailleurs bien facile, à l’amour et au goût du beau. «J’adore les fleurs, qui sont pour moi de véritables êtres et non point de la marchandise», note Mme Masri qui nous explique qu’elle préfère les arrangements très denses, c’est-à-dire les gros bouquets ronds, des centres de table très fournis avec beaucoup de feuillages, l’art de la profusion par excellence. «Mes ‘prof’ disaient tout le temps que c’était moche et que je devais arrêter». Mais ceci ne l’a pas pour autant dissuadée, car ce style bien particulier correspondait à son être le plus profond. «C’est une partie de moi qui ressort, dit-elle. C’est comme un écrivain qui exprime tout ce qu’il a vécu avant. Mes profs ne l’ont jamais compris». Peu importe d’ailleurs, puisque les gens aiment ce qu’elle fait. En quelques années, elle s’est forgée une clientèle importante et a diversifié son approche : fiançailles, mariages, baptêmes et cérémonies officielles. Elle s’ocoupe aussi de funérailles, et en parle sans aucun complexe, contrairement à d’autres fleuristes au Liban qui n’aiment pas se faire une publicité pour ce type d’activité. «C’est très beau des funérailles», dit notre jeune fleuriste qui considère que les morts ont droit autant que les vivants à un hommage exprimé avec des fleurs. Zeina Masri se rappelle encore d’un fameux coussin de deuil commandé par Catherine Deneuve qu’elle avait exécuté chez «Tortu» pour les funérailles de Marcello Mastroianni. «Un véritable chef-d’œuvre, dont je suis toute fière»!
Elle est toute jeune, toute dynamique et débordante de créativité. Zeina Masri a fait de hautes études universitaires comme beaucoup de jeunes filles de son âge. Diplômée en économie, elle a eu le courage, quelques années plus tard, de tourner le dos aux chiffres et aux équations, pour laisser libre cours à sa passion, l’art floral. Après avoir sillonné les milieux bancaires, quelques grandes entreprises où elle a occupé des postes de responsabilité, notre jeune fleuriste a choisi de lancer sa propre entreprise. Sorte d’une expérience solide chez un des plus grands fleuristes parisiens, «Tortu», et d’une formation intensive à l’art floral dans une école prestigieuse, toujours en France, La Piverdière Zeina Masri nous communique sa philosophie du métier, avec une humilité désarmante : «L’art floral est...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.