Monica Lewinsky est arrivée à Washington pour répondre aux questions des «procureurs» chargés du procès de Bill Clinton, à la colère des alliés démocrates du président qui veulent bloquer la comparution de témoins. En provenance de Los Angeles, l’ex-stagiaire de la Maison-Blanche, qui a eu une liaison avec le président, s’est installée dans un grand hôtel proche de la Maison-Blanche. À la demande du procureur indépendant Kenneth Starr, qui a dirigé l’enquête, un juge fédéral lui a ordonné samedi de participer, contre son gré, à un entretien informel avec les «procureurs» pour préparer son éventuel témoignage devant le Sénat. Chevelure mi-longue, largement cachée par une casquette de base-ball qui lui masquait en partie le visage, Monica Lewinsky a traversé avec difficulté le hall d’un grand hôtel de Washington, s’abritant derrière trois hommes qui lui ouvraient le passage dans une foule de cameramen et de photographes. Les «procureurs» républicains nommés par la Chambre des représentants pour conduire le procès de destitution présidentielle estiment que la comparution de témoins est nécessaire pour démêler des affirmations divergentes relatives aux accusations de parjures et d’entrave à la justice avancées contre le président. Les conditions de l’immunité judiciaire, accordée l’été dernier à Monica Lewinsky en échange de son témoignage, l’obligent à répondre aux questions des «procureurs», a estimé samedi le juge fédéral. Son témoignage «n’a jamais été aussi important que maintenant» car depuis quatre jours «la Maison-Blanche a systématiquement remis en cause la validité de son témoignage», a affirmé Paul McNulty, un porte-parole des «procureurs». «Il est clair que le président Clinton et Mlle Lewinsky sont les deux plus important témoins dans ce procès», a affirmé pour sa part Henry Hyde, le principal «procureur», qui estime nécessaire de lui parler pour établir les bases de son éventuel témoignage. Il a également demandé au Sénat «d’inviter» le président à témoigner. Mais les 45 sénateurs démocrates ont vivement protesté samedi contre la «décision unilatérale» des «procureurs» et leur recours aux services de Kenneth Starr pour contraindre la jeune femme à coopérer. L’un d’entre eux, Tom Harkin (Iowa), a même demandé au président de la Cour suprême, William Rehnquist, qui dirige le procès, d’interdire aux «procureurs» de questionner l’ex-stagiaire en attendant une décision sur la convocation éventuelle de témoins. Cette décision sera prise en début de semaine prochaine et questionner Monica Lewinsky d’ici là «violerait» l’autorité du Sénat, estiment les démocrates.
Monica Lewinsky est arrivée à Washington pour répondre aux questions des «procureurs» chargés du procès de Bill Clinton, à la colère des alliés démocrates du président qui veulent bloquer la comparution de témoins. En provenance de Los Angeles, l’ex-stagiaire de la Maison-Blanche, qui a eu une liaison avec le président, s’est installée dans un grand hôtel proche de la Maison-Blanche. À la demande du procureur indépendant Kenneth Starr, qui a dirigé l’enquête, un juge fédéral lui a ordonné samedi de participer, contre son gré, à un entretien informel avec les «procureurs» pour préparer son éventuel témoignage devant le Sénat. Chevelure mi-longue, largement cachée par une casquette de base-ball qui lui masquait en partie le visage, Monica Lewinsky a traversé avec difficulté le hall d’un grand...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.