Il existe, depuis plusieurs années déjà, un projet concernant la construction d’une autoroute parallèle à l’actuelle autoroute de Nahr el- Kalb, prenant son point de départ au niveau du fleuve déjà cité et passant par les différents villages du Kesrouan. Elle permettrait ainsi de réduire le trafic sur l’autoroute principale de Jounieh. Mais ce projet du CDR a soulevé de vives protestations dans les milieux de la région, et il a été abandonné il y a trois ans. Nohad Naufal, président de la Fédération des municipalités du Kesrouan, donne les raisons de ce refus. «Si ce projet devait être exécuté, dit-il, plus de trois cents immeubles auraient dû être démolis. Il aurait été très coûteux, pratiquement inexécutable, puisque l’expropriation dans ces terrains aurait été particulièrement onéreuse.» Le CDR prend donc la décision de ne plus exécuter le projet. Pourquoi, alors, y a-t-il toujours un problème? «Malgré sa décision d’abandonner ce projet, le CDR a maintenu les inscriptions au registre foncier, précise-t-il. Cela veut dire que tous les terrains touchés par les inscriptions (en d’autres termes tous ceux qui devaient être traversés par l’autoroute A2) sont bloqués malgré l’arrêt du projet. Leurs propriétaires ne peuvent en disposer d’aucune façon, ni pour construire ni pour vendre, etc.». «Il faut souligner, poursuit-il, que ces inscriptions sont illégales puisque le CDR n’aurait dû entreprendre cette action qu’après l’acceptation du projet par décret. Or l’autoroute A2 n’a jamais été autorisée par décret !». M. Naufal déclare avoir discuté de l’affaire avec M. Mikati, ministre des Travaux publics. «La loi nous donne le droit de demander des dommages et intérêts au Conseil d’État, souligne-t-il. Mais nous préférons donner le temps au gouvernement de légaliser cette affaire avant d’entreprendre une telle démarche». Cependant, si l’autoroute A2 a ses défauts, elle aurait quand même aidé à résoudre le problème du trafic qui devrait encore empirer selon les études. M. Naufal assure qu’il existe d’autres solutions plus efficaces. «Il est possible de construire une autoroute superposée à l’actuelle artère de Nahr el-Kalb», fait-il remarquer. «En tant que Fédération des municipalités, nous avons commandé une étude à une firme italienne, STIPE, internationalement connue dans ce domaine. Cette étude, qui sera bientôt terminée, a été financée par des sociétés privées de la région». Cette autoroute a un autre avantage par rapport à la A2, elle coûte beaucoup moins cher. Selon M. Naufal, son prix s’élèverait à 120 millions de dollars, alors que la A2 aurait coûté non moins d’un milliard (en raison des expropriations, des tunnels prévus…). L’autoroute superposée irait de Nahr el-Kalb jusqu’au niveau du Casino du Liban. Une autoroute superposée. Belle perspective. Mais ne faudrait-il pas terminer la construction de la première ?
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Il existe, depuis plusieurs années déjà, un projet concernant la construction d’une autoroute parallèle à l’actuelle autoroute de Nahr el- Kalb, prenant son point de départ au niveau du fleuve déjà cité et passant par les différents villages du Kesrouan. Elle permettrait ainsi de réduire le trafic sur l’autoroute principale de Jounieh. Mais ce projet du CDR a soulevé de vives protestations dans les milieux de la région, et il a été abandonné il y a trois ans. Nohad Naufal, président de la Fédération des municipalités du Kesrouan, donne les raisons de ce refus. «Si ce projet devait être exécuté, dit-il, plus de trois cents immeubles auraient dû être démolis. Il aurait été très coûteux, pratiquement inexécutable, puisque l’expropriation dans ces terrains aurait été particulièrement onéreuse.»...