Jeux - Web et intelligence artificielle Images en 3D
le 21 janvier 1999 à 00h00
Le festival Imagina a mis en lumière à Monte-Carlo les rapports de plus en plus étroits entre les créateurs de jeux vidéo, sur ordinateur et sur le web, et les chercheurs en intelligence artificielle. Cette confrontation de compétences, qui s’accentue depuis près de deux ans, a permis d’enrichir les aventures qui se déroulent dans les mondes virtuels, notamment en dotant leurs héros d’une plus grande intelligence. De fait, les personnages des jeux vidéo semblent s’humaniser, ce qui contribue à développer une interactivité plus riche et à accentuer le plaisir du joueur. Grâce à de nouveaux logiciels, la création d’images en 3D est aujourd’hui considérablement plus légère, et le mélange des techniques de la vidéo et du 3D ouvre encore d’autres perspectives. Dès lors, la nouveauté se situe moins du côté de la performance graphique que du scénario, de la complexité des environnements ou de l’intelligence exponentielle des héros. «Auparavant, on simplifiait les personnages en leur attribuant une fonction, un but unique», explique Jean-Noël Portugal, de la société française In Visio. Jeux en ligne Désormais, il existe plusieurs cas de figure et notamment celui où un personnage s’attribue lui-même une mission en fonction d’une situation qu’il analyse, ou du comportement des autres personnages qu’il garde en mémoire tout au long du jeu. L’aspect «raisonnement» ou «efficacité» des héros classiques est de plus en plus souvent détrôné par une nouvelle complexité et une imprévisibilité qui s’apparentent étrangement à celles de «vrais» êtres humains. Certains intervenants n’hésitent pas, en évoquant cette tendance des jeux vidéo, à évoquer des débats d’ordre «philosophique» ou même «éthique». Les jeux vidéo mobilisent près d’un infographiste sur deux dans le monde et touchent un public de plus en plus large, notamment grâce à Internet où se développent les jeux en réseau. «En matière de jeu en ligne, il s’agit de construire des univers encore plus cohérents dans la mesure où plusieurs milliers de joueurs peuvent se rencontrer dans le même environnement virtuel», résume Jean-Michel Blottière, coordinateur général d’Imagina. Les jeux accessibles par le web, tels que le pionnier du jeu de rôle «Ultima On Line», lancé en 1997 par Richard Garriott, permettent aussi à chacun des joueurs d’interrompre et de reprendre le jeu sur plusieurs mois. S’étendant ainsi dans le temps, avec un nombre exponentiel de participants, ils représentent l’un des nouveaux défis pour les créateurs de jeux vidéo.
Le festival Imagina a mis en lumière à Monte-Carlo les rapports de plus en plus étroits entre les créateurs de jeux vidéo, sur ordinateur et sur le web, et les chercheurs en intelligence artificielle. Cette confrontation de compétences, qui s’accentue depuis près de deux ans, a permis d’enrichir les aventures qui se déroulent dans les mondes virtuels, notamment en dotant leurs héros d’une plus grande intelligence. De fait, les personnages des jeux vidéo semblent s’humaniser, ce qui contribue à développer une interactivité plus riche et à accentuer le plaisir du joueur. Grâce à de nouveaux logiciels, la création d’images en 3D est aujourd’hui considérablement plus légère, et le mélange des techniques de la vidéo et du 3D ouvre encore d’autres perspectives. Dès lors, la nouveauté se situe moins du...
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