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Actualités - Chronologie

Les procureurs républicains applaudissent du bout des doigts

Ses alliés démocrates ont applaudi Bill Clinton sans remords mais ses «procureurs» républicains se sont contentés d’applaudir du bout des doigts le président des États-Unis durant son discours sur l’État de l’Union, mardi soir au Congrès. Cette année, les circonstances étaient pour le moins particulières, le président faisant figure d’accusé face à ses juges, mais chacun feignant d’ignorer, l’espace d’une soirée, la procédure en cours. Son épouse, Hillary, toute de noir vêtue, a été chaleureusement applaudie à la tribune publique. À ses côtés se trouvaient l’épouse du vice-président, Tipper Gore, et une poignée d’invités: Suzann Wilson, qui a perdu sa fille lors d’une fusillade l’an dernier dans une école de l’Arkansas, Sammy Sosa, un joueur de base-ball, le capitaine Jeff Taliaferro, un pilote de bombardier B-1 durant les récentes opérations contre l’Irak et Rosa Parks, une militante noire des droits civiques. Comme il est de tradition, l’enceinte de la Chambre était bondée. Aux premiers rangs, comme à l’accoutumée, les membres du gouvernement, dont le secrétaire d’État, Madeleine Albright, à la robe bleu clair et Janet Reno, l’Attorney General, à la robe violette et une poignée de juges de la Cour suprême. Le président de la Cour, William Rehnquist, qui préside au procès au Sénat, était toutefois absent. Parmi les autres absents notables figuraient plusieurs des procureurs de la Chambre nommés pour conduire le procès contre le président, dont Henry Hyde et Bob Barr. À l’arrivée de Bill Clinton, les applaudissements fusent dans les rangs démocrates et nombre de leurs élus à la Chambre poussent des cris de soutien. Dans la foule retentit un cri de «Viva Clinton». Les républicains, quant à eux, sont debout comme il convient. La plupart applaudissent du bout des doigts. Pour éviter tout écart de conduite, le «speaker» de la Chambre et principal leader républicain Dennis Hastert avait écrit aux membre, les enjoignant à écouter «sobrement» et «dans la dignité» le président. Ceux qui ne souhaitaient pas le faire s’étaient tout simplement absentés. Rituellement applaudi par les démocrates, souvent debout, tout au long de son discours d’environ 75 minutes, Bill Clinton ne s’est permis aucune allusion à son procès. Commentant sur la prestation présidentielle, Richard Shelby, un sénateur républicain de l’Alabama, a estimé que «cela le servira, comme à l’accoutumée, dans les sondages d’opinion». M. Shelby, qui avait appelé le président à remettre son discours à après le procès, a estimé qu’il s’en était très bien sorti. «Il est capable de tout “compartimentaliser” mieux que quiconque que je connaisse. Il faut reconnaître qu’il est doué», a-t-il ajouté.
Ses alliés démocrates ont applaudi Bill Clinton sans remords mais ses «procureurs» républicains se sont contentés d’applaudir du bout des doigts le président des États-Unis durant son discours sur l’État de l’Union, mardi soir au Congrès. Cette année, les circonstances étaient pour le moins particulières, le président faisant figure d’accusé face à ses juges, mais chacun feignant d’ignorer, l’espace d’une soirée, la procédure en cours. Son épouse, Hillary, toute de noir vêtue, a été chaleureusement applaudie à la tribune publique. À ses côtés se trouvaient l’épouse du vice-président, Tipper Gore, et une poignée d’invités: Suzann Wilson, qui a perdu sa fille lors d’une fusillade l’an dernier dans une école de l’Arkansas, Sammy Sosa, un joueur de base-ball, le capitaine Jeff...