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Actualités - Chronologie

Non coupable, lance d'emblée la défense

Bill Clinton «n’est pas coupable» et «ne doit pas être destitué», a affirmé d’emblée mardi l’avocat de la Maison-Blanche, Charles Ruff, au premier jour des plaidoiries par la défense au procès du président devant le Sénat. «Nous défendrons le président en nous basant sur les faits, sur la loi et sur les principes constitutionnels», a affirmé M. Ruff qui est paralysé et qui plaidait depuis sa chaise roulante. La défense présentait ses premiers arguments quelques heures seulement avant l’arrivée de Bill Clinton lui même au Congrès où il devait prononcer son discours annuel sur l’État de l’Union. Malgré l’embarras de la situation, le président s’est en effet juré de continuer à gouverner comme si de rien n’était et de ne pas se laisser déstabiliser par un procès qui pourrait décider de son renvoi de la Maison-Blanche. Un vote d’au moins 67 des 100 sénateurs est nécessaire pour prononcer la destitution du président. Charles Ruff, qui était du côté des procureurs dans l’affaire du Watergate qui avait entraîné la démission de Richard Nixon, le président de l’époque, a passé en revue les arguments présentés la semaine dernière par les procureurs républicains de la Chambre. Ces arguments sont «simplistes», les procureurs ont «dramatiquement déformé les faits», «inventé des liens là où ils n’existent pas» et «abouti à des conclusions qui sont tout simplement fausses», selon M. Ruff. L’affaire, telle qu’elle est présentée par l’accusation, est «de la bouillie pour chats», a-t-il ajouté. M. Ruff a exposé une chronologie des événements ayant conduit au premier procès en destitution d’un président en 131 ans et s’en est pris à la commission judiciaire de la Chambre qui a formulé les accusations adoptées par la Chambre contre M. Clinton. «J’estime que ce que vous avez devant vous n’est pas le produit de la part de la commission judiciaire d’une analyse judicieuse et bien réfléchie de son rôle constitutionnel», a déclaré l’avocat. «Non, ce que vous avez devant vous n’est autre que le produit d’un jugement précipité», a-t-il lancé. Pour Tom Harkin, un démocrate de l’Iowa et ferme défenseur du président, la défense «a vraiment ouvert des brèches (...) grosses comme les portes d’une grange» dans les arguments de l’accusation. «L’équipe du président a bien démarré aujourd’hui», a estimé pour sa par Wayne Allard, un républicain du Colorado. M. Ruff s’est également employé à démolir l’idée que la convocation de témoins de l’affaire soit utile pour parvenir à un verdict. Chacun répéterait ce qu’il a maintes fois déclaré sous serment, a déclaré en substance Charles Ruff, citant par exemple le témoignage de Vernon Jordan, avocat et ami personnel du président qui a aidé Monica Lewinsky à trouver un emploi mais qui a démenti qu’il s’agissait là d’acheter son silence. Pour Barbara Boxer, une démocrate de Californie dont la fille est la belle-sœur d’Hillary Clinton, la convocation de témoins, souhaitée par les procureurs républicains, n’aurait pour but que de faire durer le procès dans l’espoir que le public finira par abandonner le président ou dans l’espoir de provoquer un témoignage dramatique. La Maison-Blanche a annoncé son intention de renforcer, à partir de mercredi, son équipe de défense au Sénat en faisant appel à des élus démocrates de la Chambre. Au moins un sénateur démocrate, Robert Byrd, a mis en garde la Maison-Blanche contre une telle tentation, estimant que ceci pourrait changer les règles du procès.
Bill Clinton «n’est pas coupable» et «ne doit pas être destitué», a affirmé d’emblée mardi l’avocat de la Maison-Blanche, Charles Ruff, au premier jour des plaidoiries par la défense au procès du président devant le Sénat. «Nous défendrons le président en nous basant sur les faits, sur la loi et sur les principes constitutionnels», a affirmé M. Ruff qui est paralysé et qui plaidait depuis sa chaise roulante. La défense présentait ses premiers arguments quelques heures seulement avant l’arrivée de Bill Clinton lui même au Congrès où il devait prononcer son discours annuel sur l’État de l’Union. Malgré l’embarras de la situation, le président s’est en effet juré de continuer à gouverner comme si de rien n’était et de ne pas se laisser déstabiliser par un procès qui pourrait décider de son...