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Actualités - Chronologie

Les industriels redoutent un retour à l'inflation

Les industriels brésiliens étaient inquiets jeudi d’un retour de l’inflation au lendemain de l’assouplissement de la politique des changes, craignant que la dévaluation de facto du réal de quelque 8 % n’entraîne une augmentation des prix des produits importés. Le Brésil a connu un mercredi noir, après la démission du président de la Banque centrale Gustavo Franco et son remplacement par le directeur de la politique monétaire au sein de la banque Francisco Lopes. Parallèlement, la Banque centrale annonçait un élargissement de la bande de fluctuation dans laquelle oscille la monnaie brésilienne portant son niveau plancher à 1,32 pour un dollar, et une suppression des mini-fourchettes au sein de cette bande. À l’annonce de ces mesures, la panique s’est emparée des marchés boursiers brésiliens et s’est étendue aux places latino-américaines et européennes notamment. Pour les industriels, qui réclamaient pourtant depuis longtemps une dévaluation du réal pour relancer l’économie, et une baisse des taux d’intérêt qui dépassent les 30 % par an, reste à savoir si le Congrès est capable de voter l’ajustement budgétaire exigé par le Fonds monétaire international. Les turbulences financières semblent avoir réveillé les parlementaires, qui ont adopté rapidement mercredi soir quatre mesures provisoires figurant dans le vaste programme d’assainissement budgétaire, dont dépend une aide de 41,5 milliards de dollars du FMI au Brésil. M. Marcilio Marques, ancien ministre brésilien de l’Économie, a appelé les élus à faire preuve de responsabilité. «Le Brésil traverse une situation délicate qui exige une extrême prudence, surtout de la part du Congrès qui doit comprendre l’importance d’adopter des mesures “amères” comme l’augmentation de l’impôt sur le revenu des fonctionnaires publics et des retraités». Les analystes financiers estiment pour leur part que le plus important est de savoir si la mesure sera suffisante pour surmonter la crise ou si le gouvernement sera obligé de dévaluer à nouveau. Mercredi, des capitaux d’un montant d’1,1 milliard de USD environ ont quitté le Brésil après un milliard de dollars mardi. L’ancien président de la Banque centrale était un ardent défenseur des taux d’intérêts élevés (36 % annuels, les plus forts du monde) pour éviter la fuite des capitaux, mais cette politique n’a pas donné les résultats escomptés et a entraîné le pays dans une récession économique sans précédent. Son successeur, M. Francisco Lopes, est lui partisan d’un assouplissement du système de taux, et a pris une mesure en ce sens dès sa nomination mercredi.
Les industriels brésiliens étaient inquiets jeudi d’un retour de l’inflation au lendemain de l’assouplissement de la politique des changes, craignant que la dévaluation de facto du réal de quelque 8 % n’entraîne une augmentation des prix des produits importés. Le Brésil a connu un mercredi noir, après la démission du président de la Banque centrale Gustavo Franco et son remplacement par le directeur de la politique monétaire au sein de la banque Francisco Lopes. Parallèlement, la Banque centrale annonçait un élargissement de la bande de fluctuation dans laquelle oscille la monnaie brésilienne portant son niveau plancher à 1,32 pour un dollar, et une suppression des mini-fourchettes au sein de cette bande. À l’annonce de ces mesures, la panique s’est emparée des marchés boursiers brésiliens et s’est...