Un député libérien, leader de la majorité parlementaire, a estimé mardi que le Liberia était utilisé comme bouc émissaire dans la crise en Sierra Leone, où le gouvernement de Freetown l’accuse de soutenir la rébellion. «Nous avons dit à plusieurs reprises que le Liberia ne soutient pas les rebelles de ce pays mais ils (les autorités sierra-léonaises) nous utilisent comme bouc émissaire en nous accusant de façon répétée», a déclaré Momolu Massaley. Il répondait aux accusations du gouvernement de Freetown, mais aussi d’autres pays dont les États-Unis, qui ont dénoncé lundi le soutien du Liberia aux rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) de Sierra Leone et ont demandé à Monrovia de «cesser» ce soutien. M. Massaley a appelé à la tenue «de négociations pacifiques», faisant écho au président libérien Charles Taylor qui a offert une médiation de son pays entre le chef des rebelles Foday Sankoh, actuellement emprisonné, et le président sierra-léonais Ahmad Tejan Kabbah. Le département d’État américain avait affirmé disposer de «preuves de plus en plus nombreuses» du soutien du Liberia aux rebelles. Ces accusations sont formulées également par la Grande-Bretagne, le gouvernement sierra-léonais et la force ouest-africaine Ecomog, qui combat les rebelles à Freetown. Taylor, qui aurait aidé Sankoh au moment du lancement de la rébellion du RUF en 1991, n’a pas à ce jour répondu à ces accusations et l’opposition libérienne a appelé le gouvernement à «clarifier sa position». Le leader du groupe de l’opposition au Parlement, Jospeh Cornomia, a déclaré que ces accusations constituaient un poids pour le Liberia, et faisaient obstacle à l’aide internationale à la reconstruction du pays, après sa guerre civile de 1989 à 1996.
Un député libérien, leader de la majorité parlementaire, a estimé mardi que le Liberia était utilisé comme bouc émissaire dans la crise en Sierra Leone, où le gouvernement de Freetown l’accuse de soutenir la rébellion. «Nous avons dit à plusieurs reprises que le Liberia ne soutient pas les rebelles de ce pays mais ils (les autorités sierra-léonaises) nous utilisent comme bouc émissaire en nous accusant de façon répétée», a déclaré Momolu Massaley. Il répondait aux accusations du gouvernement de Freetown, mais aussi d’autres pays dont les États-Unis, qui ont dénoncé lundi le soutien du Liberia aux rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) de Sierra Leone et ont demandé à Monrovia de «cesser» ce soutien. M. Massaley a appelé à la tenue «de négociations pacifiques», faisant écho au...
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