Le chef de la Commission spéciale de l’Onu chargée du désarmement de l’Irak, Richard Butler, a laissé entendre que l’Unscom serait réorganisée à la suite des allégations d’espionnage dont elle fait l’objet et du refus de Bagdad de coopérer avec elle. «Je pense qu’il y a une réelle possibilité de voir un nouveau développement à l’Unscom», a déclaré M. Butler. «Elle sera un peu différente de ce qu’elle était (...), une Unscom modernisée, si vous voulez», a-t-il dit lors d’une conférence consacrée à la non-prolifération des armements. Des membres du Conseil de sécurité de l’Onu évoquent la possibilité de transformer l’Unscom après les frappes aériennes menées le mois dernier contre l’Irak par les États-Unis et la Grande-Bretagne, à la suite desquelles Bagdad a cessé toute coopération avec cette commission. La presse américaine a publié ces derniers jours des informations selon lesquelles les États-Unis auraient exploité un dispositif d’écoutes sophistiqué, mis à la disposition des inspecteurs de l’Unscom pour espionner le régime de Saddam Hussein. M. Butler a exclu que la commission puisse être démantelée. «L’Unscom n’est pas morte. L’Unscom est saine et sauve à New York», a-t-il déclaré. L’Unscom élabore un système de surveillance des sites irakiens suspects, a-t-il précisé. «Il est évident que dans l’avenir, il faudra un champ d’action plus important et un personnel plus nombreux», a déclaré à ce sujet M. Butler. «C’est une tâche importante». Le président français Jacques Chirac a estimé jeudi que le Conseil de sécurité devait mettre en place de nouvelles procédures de contrôle continu, pour empêcher l’Irak de reconstituer son arsenal, tout en s’orientant vers une levée de l’embargo assortie d’un strict contrôle de l’emploi des recettes d’exportations. Aux termes des résolutions de l’Onu adoptées après la guerre du Golfe de 1991, l’embargo imposé à l’Irak ne peut être levé tant que l’Unscom ne confirme pas que Bagdad s’est débarassé de ses armes de destruction massive. Les Français font preuve d’une «créativité caractéristique», a commenté M. Butler, ajoutant que tous les membres du Conseil de sécurité veulent continuer le travail destiné à démanteler l’arsenal irakien de telles armes. Tous les experts en désarmement ont quitté l’Irak avant les frappes menées entre le 16 et le 20 décembre et n’ont pu retourner en Irak. M. Butler a précisé qu’il n’y avait actuellement «aucune» surveillance des sites irakiens, mais il a ajouté que des employés de l’Unscom étudiaient des documents saisis au cours d’inspections pour voir s’ils contiennent des informations sur l’arsenal de l’Irak.
Le chef de la Commission spéciale de l’Onu chargée du désarmement de l’Irak, Richard Butler, a laissé entendre que l’Unscom serait réorganisée à la suite des allégations d’espionnage dont elle fait l’objet et du refus de Bagdad de coopérer avec elle. «Je pense qu’il y a une réelle possibilité de voir un nouveau développement à l’Unscom», a déclaré M. Butler. «Elle sera un peu différente de ce qu’elle était (...), une Unscom modernisée, si vous voulez», a-t-il dit lors d’une conférence consacrée à la non-prolifération des armements. Des membres du Conseil de sécurité de l’Onu évoquent la possibilité de transformer l’Unscom après les frappes aériennes menées le mois dernier contre l’Irak par les États-Unis et la Grande-Bretagne, à la suite desquelles Bagdad a cessé toute...
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