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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché équilibré

L’offre du dollar s’est encore développée hier, à Beyrouth, sans pour autant entraîner un changement quelconque de sa tendance, grâce à la présence d’une contrepartie valable à la demande. Il a dû, en effet, achever la journée au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu ses deux taux d’intervention en l’état entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont négocié le dollar tout près du point supérieur d’intervention de la BDL mais en dehors d’elle, dans un marché équilibré de lui-même. Il a ainsi oscillé très étroitement entre 1 513,00 et 1 514,00 LL puis entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, dans un volume d’affaires de quelque dix millions de dollars, entièrement échangés à l’achat et à la vente par les banques de la place. Accès de faiblesse du yen À l’étranger, le dollar s’est nettement ressaisi face au yen hier, sur les marchés des changes internationaux sur des rumeurs d’intervention de la Banque du Japon tandis que l’euro est parvenu à remonter rapidement la pente après avoir atteint dans la journée son plus bas niveau face au billet vert. Même si elle n’a pas été confirmée, les cambistes ont attribué la vive remontée du dollar face au yen à une intervention de la Banque du Japon. Cela d’autant que le porte-parole du gouvernement japonais, Hiromu Nonaka, a estimé hier qu’un yen excessivement fort, tout comme un yen excessivement faible, n’est pas souhaitable non seulement pour l’économie nippone mais aussi pour l’économie du monde entier. De son côté, le ministre japonais des Finances, Kiichi Miyazawa, a fait savoir aussi qu’il suit attentivement les mouvements du yen au Japon et à l’étranger. Cela étant, nombre d’observateurs ont estimé hier qu’il serait surprenant que la Banque du Japon ne soit pas intervenue, surtout après que le dollar eut repassé le seuil des 112,00 yens à la hausse au lendemain de sa chute à 108,00 yens. Cette reprise du billet vert face au yen a contribué à renforcer le dollar contre l’euro pendant la matinée sous l’effet de réajustements de positions, à un moment où les dernières statistiques économiques allemandes, dont la baisse de 2,3 % de la production industrielle en décembre contre une hausse de 1,4 % en novembre, sont venues décevoir les marchés en faisant craindre des risques de déflation en Europe. Toutefois, après l’abaissement par Moody’s de la notation de l’État brésilien de Minas Gerais, le dollar, dans le sillage de Wall Street, ne tardait pas à présenter des signes de vulnérabilités le pénalisant un peu face à l’euro. Il s’est négocié ainsi à New York comme suit : – 1,1557 pour un euro contre 1,1542, la veille. – 1,6307 pour un sterling contre 1,6320. – 1,6921 DM contre 1,6945. – 5,6755 FF contre 5,6820. – 1,3875 FS contre 1,4005. – 1 675,35 lires contre 1 677,85. – 112,43 yens contre 108,95. Bourse de Beyrouth : tendance mitigée Sur les marchés des valeurs mobilières, la tendance de la Bourse de Beyrouth a été mitigée hier. D’un côté, l’ensemble de la cote a été tirée vers le haut par la reprise des actions au porteur des Ciments Blancs et de celles de Lebanon Holdings sur le marché parallèle, pendant que le secteur des bancaires souffrait du recul de la Banque Byblos. Cela étant et compte tenu de la stabilité des autres valeurs, l’indice général Lispi a progressé de 0,25 % à 88,09 points, alors que l’indice LIBX des valeurs bancaires a diminué de 0,21 % à 197,28 points. Quant à l’activité du marché, elle est restée soutenue par les échanges auxquels ont donné lieu les actions de la banque BEMO récemment introduites à la cote officielle, faisant ressortir un volume d’affaires de 374 673 actions, dont 257 241 sur la BEMO, d’une valeur globale de 1 220 390 dollars, dont 836 033 dollars sur la BEMO. Wall Street : accentuation de la baisse Quant à Wall Street, elle a continué de fonctionner hier, sous le signe des inquiétudes suscitées par la situation au Brésil, surtout que l’économie américaine dépend particulièrement de celle des pays latino-américains. De plus, des prises de bénéfices liées à des risques de contagion sur les marchés financiers d’une éventuelle défaillance de l’État de Minas Gerais ont pesé sur la tendance. Cela d’autant que la Bourse de New York restait prudente avant la publication des résultats des sociétés américaines qui ont démarré hier, avec International Paper. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles s’est aligné sur celui du Nasdaq, fluctuant entre un plus haut à 9 620,15 points et un plus bas 9 491,68 points, avant d’afficher en préclôture 9 524,74 points, en nouvelle baisse de 95,15 points sur la veille. Paris : nouvelle séance de consolidation Poursuivant sa consolidation, la Bourse de Paris a sensiblement reculé mardi en fin de séance sous la conduite notamment de Cap Gémini, Legrand et le CCF. En baisse de 0,52 % à l’ouverture et à l’équilibre en fin de matinée, l’indice CAC 40 a terminé la journée sur une perte de 2,41 % à 4 100,70 points. Gonflé par les gros échanges sur Cap Gémini, Gascogne et Métaleurop, le volume des échanges a été important, se montant sur le marché à règlement mensuel à 2,346 milliards d’euros, soit 14,6 milliards de francs. Le marché a été entraîné vers le bas par quelques valeurs en fort repli comme Cap Gémini, Legrand, CCF ou la BNP. Cap Gémini a fini sur une perte de 12,8 % à 136 FF dans un marché portant sur 1,3 % du capital. Legrand a encore reculé de 8 %, les analystes estimant que l’acquisition par Schneider du groupe scandinave Lexel va porter ombrage à Legrand. Londres : en nouvelle baisse La Bourse de Londres a terminé en nette baisse mardi sous l’influence de Wall Street alors que la tendance était positive à la mi-séance. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé en baisse de 51,4 points, soit 0,84 %, à 6 033,6 points. La séance a été marquée par l’avertissement lancé par Allied Domecq sur les performances de ses pubs. Le bénéfice annuel de cette division sera en baisse en raison d’une fin d’année médiocre, a prévenu le président Christopher Hogg, lors de l’assemblée générale des actionnaires. Le titre a chuté de 81 pence à 516 et a entraîné les autres valeurs du secteur telles que Bass (-74 pence à 805) et Rank (-10 pence à 209). Le marché a interprété la dernière étude sur la consommation du British Retail Consortium, qui montre une stagnation des ventes en décembre, comme un encouragement supplémentaire pour la Banque d’Angleterre à baisser à nouveau les taux d’intérêt. Francfort : marché très volatil La Bourse de Francfort a terminé mardi en baisse de 1,34 % dans un marché très volatil, l’indice X-DAX s’établissant à 5 196,13 points contre 5 266,47 points à la clôture lundi. Le X-DAX est l’indice vedette du marché électronique XETRA, par où transitent les deux tiers des ordres passés à Francfort, principalement ceux des investisseurs étrangers. Sur le marché à la criée, vers lequel s’orientent les ordres plus petits, l’indice DAX 30 a terminé la journée à 5 200,10 points, soit 70,50 points de moins que la veille. «Tout est très volatil mardi et il y a un sentiment persistant d’incertitude. La semaine dernière, la volatilité n’inquiétait cependant personne», a observé un courtier. «Dans un tel climat, de petites irritations sur quelques actions peuvent avoir de grands effets à court terme», a-t-il dit. La BCE a fixé le cours de référence de l’euro à 1,1520 USD, contre 1,1569 USD lundi. «Le dollar fort aide certains titres, mais en général, les décisions des investisseurs sont assez imprévisibles et le marché va rester volatil toute la semaine», a prédit le courtier. Zurich : en repli modéré La Bourse suisse a clôturé mardi en recul de 0,50 %, l’indice des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) perdant 37,2 points à 7 427,2 points, contre 7 464,4 la veille. L’indice élargi Swiss Performance Index (SPI) a pour sa part cédé 0,58 %, soit une baisse de 26,96 points à 4 649,22. Le marché suisse a suivi New York, à la hausse comme à la baisse, a noté Thierry Kammerer, courtier à la banque Edouard Constant. Le volume n’a pas été important, sauf sur le titre Roche. Le bon Roche a été l’objet d’une forte spéculation, une échéance de warrant intervenant vendredi. «On assiste à un choc de titans entre ceux qui veulent que le bon soit en dessous des 18 000 et ceux qui le veulent en dessus», a commenté Thierry Kammerer. Les résultats du groupe, probablement publiés jeudi, devraient «jouer un rôle d’arbitre entre les deux camps», selon le courtier. Tokyo : séance en yo-yo La Bourse de Tokyo a terminé mardi en baisse de 0,1 % à l’issue d’une séance en yo-yo, marquée par les fluctuations du yen, qui a atteint dans la nuit son plus haut niveau face au dollar en 28 mois. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a cédé 7,51 points pour terminer à 13 360,97 points. L’indice élargi Topix a glissé de 1,41 point à 1 055,93. 360 millions d’actions ont changé de mains contre 304,3 millions le jour précédent. Le Nikkei, qui avait gagné plus de 150 points au cours de la séance du matin, a rapidement perdu du terrain dans l’après-midi sur des prises de bénéfices.
L’offre du dollar s’est encore développée hier, à Beyrouth, sans pour autant entraîner un changement quelconque de sa tendance, grâce à la présence d’une contrepartie valable à la demande. Il a dû, en effet, achever la journée au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu ses deux taux d’intervention en l’état entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont négocié le dollar tout près du point supérieur d’intervention de la BDL mais en dehors d’elle, dans un marché équilibré de lui-même. Il a ainsi oscillé très étroitement entre 1 513,00 et 1 514,00 LL puis entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, dans un volume d’affaires de quelque dix millions de dollars,...