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Actualités - Chronologie

Brésil La situation inquiète les marchés financiers US

La situation au Brésil inquiète les marchés financiers et pèse notamment sur le dollar, l’économie américaine dépendant particulièrement de celle des pays latino-américains. L’annonce la semaine dernière par l’un des États brésiliens, le Minas Gerais, d’un moratoire de 90 jours sur sa dette a relancé les craintes de voir l’économie brésilienne, la plus importante d’Amérique latine, subir le même sort que l’Asie et la Russie en 1998. «Le Brésil doit prendre des mesures radicales pour résoudre ses problèmes», a souligné lundi José Barrionuevo de la maison de titres américaine Lehman Brothers en ajoutant que le «principal problème du Brésil et qu’il entre en récession, ce qui va entraîner une baisse rapide de ses recettes budgétaires». En rétorsion au moratoire, la Banque centrale du Brésil (BB) a retenu lundi près de 50 % de la tranche du Fonds de participation des États qu’elle aurait du verser au gouvernement de Minas Gerais, le troisième des États brésiliens par son poids économique. Mardi, au moins 16 des 27 gouverneurs des États, tous des alliés du président brésilien Fernando Henrique Cardoso, se réunissent à Sao Luiz do Maranhao (nord) pour critiquer le moratoire et exprimer leur soutien au président. La firme de notation financière américaine Standard and Poor’s avait souligné la semaine dernière que la décision du Minas Gerais pourrait menacer la direction politique du président Cardoso qui tente de faire accepter un plan de rigueur budgétaire auquel est conditionnée l’aide de 41,5 milliards de dollars du Fonds monétaire international. Selon une autre firme de Wall Street, Morgan Stanley Dean Witter, l’importance du moratoire est davantage politique qu’économique, les États brésiliens recevant plus d’argent du gouvernement central de Brasilia qu’ils ne lui en doivent. Le risque reste toutefois de voir les investisseurs se détourner du Brésil, rendant encore plus difficile la situation financière de ce pays. Si ces inquiétudes ne semblent pas encore gêner le marché boursier américain, qui reste à des niveaux records, elles pèsent sur le dollar, qui a atteint lundi ses niveaux les plus bas depuis deux ans face au yen japonais. Le retour au Japon de capitaux placés à l’étranger explique également ce phénomène mais des cambistes soulignent l’importance du facteur brésilien. Les craintes sur la situation au Brésil ajoutent à la désaffection des investisseurs internationaux pour l’ensemble des marchés émergents. «Personne ne va s’engager financièrement sur les marchés émergents tant que l’on ne sait pas ce qui va se passer au Brésil», souligne José Barrionuevo. Si le Brésil recourait à la dévaluation pour lutter contre la récession de son économie, les autres pays d’Amérique latine pourraient l’imiter pour préserver leur compétitivité. Les États-Unis, dont le déficit commercial atteint des proportions records, seraient alors confrontés à un afflux d’importations à bas prix latino-américaines.
La situation au Brésil inquiète les marchés financiers et pèse notamment sur le dollar, l’économie américaine dépendant particulièrement de celle des pays latino-américains. L’annonce la semaine dernière par l’un des États brésiliens, le Minas Gerais, d’un moratoire de 90 jours sur sa dette a relancé les craintes de voir l’économie brésilienne, la plus importante d’Amérique latine, subir le même sort que l’Asie et la Russie en 1998. «Le Brésil doit prendre des mesures radicales pour résoudre ses problèmes», a souligné lundi José Barrionuevo de la maison de titres américaine Lehman Brothers en ajoutant que le «principal problème du Brésil et qu’il entre en récession, ce qui va entraîner une baisse rapide de ses recettes budgétaires». En rétorsion au moratoire, la Banque centrale du Brésil...