Le président du Conseil italien Massimo D’Alema s’est dit lundi «amer» à propos de l’affaire du kurde Abdullah Öcalan, estimant que la Turquie avait «perdu une bonne occasion pour collaborer avec l’Europe». «Les autorité turques ont perdu une bonne occasion pour collaborer avec l’Europe alors qu’il était possible de faire un procès devant un tribunal international et de donner une réponse politique à la question kurde» a déclaré le chef du gouvernement italien au cours d’un briefing de presse à Rome. M. D’Alema s’est dit «amer» devant la position de la Turquie. «Quand j’entends la Turquie dire que la question kurde n’existe pas, je l’invite à venir avec moi à Salento (sud) où toutes les nuits, des centaines de réfugiés débarquent sur nos côtes», a-t-il lancé. «Les actes terroristes» dont est accusé Öcalan font partie d’un «conflit», d’une «guerre», a souligné le dirigeant italien, évoquant les «30 000 morts» dont la Turquie accuse Öcalan d’être responsable. «L’origine de ce conflit n’est pas seulement le terrorisme kurde mais aussi la négation des droits des Kurdes», a affirmé le dirigeant italien. M. D’Alema a cependant réaffirmé que l’octroi de l’asile politique au chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) n’était pas possible car il est accusé de faits de terrorisme. «La convention de Genève l’interdit», a-t-il affirmé. Il a indiqué que la possibilité de juger Öcalan en Italie existait à partir du moment où la magistrature italienne refusera son extradition en Turquie, mais que ce serait une opération «complexe». Il a de nouveau souhaité le départ de M. Öcalan déclarant : «il peut partir, nous ne le regretterions pas». Des tractations ont lieu pour lui trouver un pays d’accueil mais elles n’ont toujours pas abouti. L’Italie a «été impliquée dans un conflit dont elle n’est pas responsable», a conclu M. D’Alema. Le chef de la rébellion kurde se trouve toujours en Italie, dans une villa à Infernetto, près de Rome. Arrêté dans la capitale italienne le 12 novembre, il a été assigné à résidence le 20 novembre puis libéré le 16 décembre. La Cour d’appel de Rome doit statuer prochainement sur la demande d’extradition de la Turquie, mais la constitution italienne interdit l’extradition d’un homme vers un pays où il risque la peine de mort.
Le président du Conseil italien Massimo D’Alema s’est dit lundi «amer» à propos de l’affaire du kurde Abdullah Öcalan, estimant que la Turquie avait «perdu une bonne occasion pour collaborer avec l’Europe». «Les autorité turques ont perdu une bonne occasion pour collaborer avec l’Europe alors qu’il était possible de faire un procès devant un tribunal international et de donner une réponse politique à la question kurde» a déclaré le chef du gouvernement italien au cours d’un briefing de presse à Rome. M. D’Alema s’est dit «amer» devant la position de la Turquie. «Quand j’entends la Turquie dire que la question kurde n’existe pas, je l’invite à venir avec moi à Salento (sud) où toutes les nuits, des centaines de réfugiés débarquent sur nos côtes», a-t-il lancé. «Les actes terroristes»...
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