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Actualités - Chronologie

Tabac - Un nouveau géant talonnera Philip Morris Fusion BAT-Rothmans

Les fabricants de cigarettes British American Tobacco (BAT) et Rothmans International ont annoncé lundi leur fusion, créant un géant qui talonnera Philip dans un secteur à son tour touché par un phénomène de consolidation. BAT, groupe britannique, va concrètement prendre le contrôle de Rothmans International, jusqu’à présent possédé par la famille Rupert, à travers deux holdings, l’une suisse, l’autre sud-africaine. La fusion va conforter la position de numéro deux mondial déjà détenue par BAT, si l’on exclut le fabricant chinois CNTC qui vend essentiellement sur son marché intérieur. Le nouveau groupe, qui portera le nom de British American Tobacco, aura une part de marché mondiale de 16 % contre 17 % pour le groupe américain Philip Morris, et affiche clairement son ambition de détrôner le fabricant de Marlboro. Avec une production annuelle de 900 milliards de cigarettes, le nouveau BAT sera plus de deux fois plus gros que son successeur immédiat, l’Américain R.J. Reynolds. Il aura une capitalisation boursière de 13 milliards de livres (20,8 milliards de dollars) aux cours de vendredi dernier. La fusion fait passer dans le giron du groupe britannique quelques-unes des marques les plus prestigieuses et des plus rentables au monde : Rothmans, Dunhill et Peter Stuyvesant. Pour sa part, BAT compte parmi ses principales marques State Express 555, Lucky Strike, Kent, Benson and Hedges et John Player. La fusion va également réunifier la propriété de Pall Mall, partagée entre les deux groupes. Le nouveau groupe se dit particulièrement bien placé pour devancer Philip Morris grâce à sa position de force dans les pays en voie de développement, tandis que l’américain est plus fort dans des marchés occidentaux en déclin en raison des politiques de lutte contre le tabac. En dehors des États-Unis, le nouveau BAT devance déjà son concurrent. «Nous sommes leader dans les marchés émergents où devrait se faire l’essentiel de la croissance à l’avenir», a déclaré Martin Broughton, président de BAT, lors d’une conférence de presse. BAT et Rothmans affirment en outre avoir «des cultures similaires ainsi qu’un portefeuille de marques et une implantation géographique complémentaires». La fusion devrait permettre des économies de 250 millions de livres par an à compter du troisième exercice après la fusion, principalement réalisées dans les réseaux de vente et de distribution, mais la fabrication sera également touchée. BAT a reconnu que des suppressions d’emplois seront «inévitables», mais s’est refusé à évoquer un chiffre. BAT emploie 50 000 personnes directement et 117 000 en comptant les sociétés associées. Rothmans compte 20 000 employés. Martin Broughton a affirmé que la fusion était à la fois «défensive et offensive». L’adjonction des marques à fortes marges de Rothmans devrait en effet permettre de mieux résister à une éventuelle récession dans les marchés occidentaux. La fusion est une réponse à la «pression de la concurrence dans le monde», a expliqué Johann Rupert, patron de Rothmans, qui estime «inévitable» la consolidation. «On ne peut pas dire que Rothmans n’était pas viable tout seul mais, d’ici trois, cinq ou sept ans, le secteur aurait de toutes façons subi une consolidation et nous n’y aurions pas participé», a-t-il déclaré. Le patron de Rothmans a assuré que la fusion ne marquait pas le retrait du secteur du tabac de la famille Rupert, qui s’est engagée à conserver sa part dans BAT. Elle sera le premier actionnaire du groupe avec 35 % du capital, mais seulement 25 % des droits de vote. M. Rupert a révélé devant la presse que BAT avait proposé un rachat pur et simple en numéraire, mais que Rothmans avait préféré recevoir des actions.
Les fabricants de cigarettes British American Tobacco (BAT) et Rothmans International ont annoncé lundi leur fusion, créant un géant qui talonnera Philip dans un secteur à son tour touché par un phénomène de consolidation. BAT, groupe britannique, va concrètement prendre le contrôle de Rothmans International, jusqu’à présent possédé par la famille Rupert, à travers deux holdings, l’une suisse, l’autre sud-africaine. La fusion va conforter la position de numéro deux mondial déjà détenue par BAT, si l’on exclut le fabricant chinois CNTC qui vend essentiellement sur son marché intérieur. Le nouveau groupe, qui portera le nom de British American Tobacco, aura une part de marché mondiale de 16 % contre 17 % pour le groupe américain Philip Morris, et affiche clairement son ambition de détrôner le fabricant de...