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Astronomie - 125 milliards de galaxies Recensement cosmique

Une récente photo des profondeurs spatiales prise par le télescope spatial Hubble a permis de faire passer de 80 à environ 125 milliards le nombre estimé de galaxies qui peuplent l’ensemble de l’univers, ont annoncé des astronomes américains. Ce nouveau recensement cosmique a été réalisé grâce au nouvel échantillon de l’univers découpé en octobre dernier par l’œil du télescope spatial, alors qu’il était braqué en direction de la constellation du Toucan, visible depuis l’hémisphère sud de notre planète. Cette photographie «constitue l’image la plus profonde et la plus détaillée jamais prise de l’univers dans la partie optique», c’est-à-dire visible du spectre électromagnétique, a expliqué Jonathan Gardner, du centre spatial Goddard de la Nasa à Greenbelt (Maryland, est des USA) en présentant ces résultats lors du congrès de la société américaine d’astronomie (AAS) réuni à Austin (Texas, Sud). Baptisé «Deep Field South», ce très long et étroit corridor découpé dans le ciel recèle les détails de quelque 12 milliards d’années d’histoire de l’univers et devrait permettre de compléter, au cours des années à venir, les observations réalisées en 1995 par Hubble dans un échantillon similaire mais visible dans le ciel de l’hémisphère Nord, en regardant la constellation de la Grande Ourse. «Nous avons en fait multiplié par deux le nombre de galaxies de très faible luminosité que nous pouvons voir», a poursuivi M. Gardner en comparant ces deux sondages de l’univers. «De cet échantillon, nous avons déduit que l’ensemble du ciel était habité d’environ 125 milliards de galaxies». Après le Big Bang Les observations réalisées à partir de l’échantillon de l’univers photographié en 1995 avaient permis de fixer à environ 80 milliards le nombre de galaxies présentes dans l’univers, largement plus que dans les précédents recensements astronomiques. Pour immortaliser cette portion de l’univers, Hubble a braqué l’ensemble de ses instruments sur la constellation du Toucan pendant dix jours, afin d’en éclairer les recoins les plus éloignés, et donc les plus anciens. Avec un tel temps d’exposition, il aurait fallu 900 000 ans à Hubble pour photographier l’ensemble de l’univers sur une telle profondeur… Cette exploration des entrailles de l’univers «constitue essentiellement une prolongation naturelle de “Deep Field North+2”, a pour sa part relevé Henry Ferguson, de l’Institut du télescope spatial (STScI) de Baltimore (Maryland). Mais grâce aux nouveaux instruments qui équipent Hubble depuis sa dernière «révision» en 1997, les astronomes ont d’ores et déjà repéré dans ce nouvel échantillon des galaxies à peine discernables, bien plus éloignées que celles identifiées en 1995. «Certaines d’entre elles se sont formées il y a 10 à 12 milliards d’années (…) c’est-à-dire à peine un milliard d’années environ après le Big Bang», l’acte créateur de l’univers, a souligné M. Ferguson. «La plupart de ces galaxies sont bien plus petites que ce que nous supposions (ce qui) confirme que la plupart des étoiles se sont formées très tôt» dans l’histoire du cosmos. Certains des minuscules petits points qui parsèment le corridor photographié par Hubble pourraient même représenter quelques-unes des premières galaxies qui se sont formées après la création de l’univers. Comme l’ont souligné les astronomes, cette «nouvelle fenêtre ouverte sur l’univers» devrait permettre de lever une partie du voile qui recouvre toujours les mécanismes de la formation des étoiles et des galaxies et de leur évolution.
Une récente photo des profondeurs spatiales prise par le télescope spatial Hubble a permis de faire passer de 80 à environ 125 milliards le nombre estimé de galaxies qui peuplent l’ensemble de l’univers, ont annoncé des astronomes américains. Ce nouveau recensement cosmique a été réalisé grâce au nouvel échantillon de l’univers découpé en octobre dernier par l’œil du télescope spatial, alors qu’il était braqué en direction de la constellation du Toucan, visible depuis l’hémisphère sud de notre planète. Cette photographie «constitue l’image la plus profonde et la plus détaillée jamais prise de l’univers dans la partie optique», c’est-à-dire visible du spectre électromagnétique, a expliqué Jonathan Gardner, du centre spatial Goddard de la Nasa à Greenbelt (Maryland, est des USA) en...