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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché inerte

Le dollar s’est stabilisé à Beyrouth hier, pour la troisième journée consécutive pendant la première semaine de 1999, dans un marché très calme à inerte et dominé toujours par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ainsi sa fourchette d’intervention inchangée entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme à la fin de l’année précédente. De leur côté, les établissements de crédit de la place ont continué de négocier le billet vert au point supérieur d’intervention de la BDL en l’absence d’intérêts particuliers aussi bien à l’offre qu’à la demande. Il est resté, en effet, coincé dans une marge comprise entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, avec un volume d’affaires ne dépassant pas quelque sept millions de dollars, en partie vendus par la BDL à 1 514,00 LL, indique-t-on dans les milieux cambistes. L’euro au plus bas face au dollar À l’étranger, l’euro est passé hier, pour la première fois depuis sa cotation lundi, sous le seuil de 1,17 dollar, frôlant la barre de 1,16 dollar sur les marchés des changes internationaux face à un billet vert soutenu par les bonnes performances de Wall Street et de l’économie américaine. Le dollar est également remonté face à la devise nippone, après avoir chuté la veille à 110,70 yen, soit son plus bas niveau depuis septembre 1996, dopé aussi par la vigueur des fondamentaux américains qui ont incité les opérateurs à prendre précipitamment leurs gains sur le yen. Certes, les marchés ont été très sensibilisés par le rebond de Wall Street hier, au lendemain d’une forte reprise ainsi que par l’annonce d’une augmentation plus forte que prévu de 7,6 % des ventes de logements neufs aux États-Unis en novembre, après 6,4 % en octobre, témoignant de la solidité de l’économie américaine. Cela étant, l’effet dopant du lancement de l’euro semble s’être estompé et la monnaie unique s’est nettement repliée pour son troisième jour de cotation. Selon les cambistes, le marché a du mal à trouver une direction pour l’euro car il n’y a pas eu beaucoup de nouvelles économiques en provenance de la zone euro (Euroland). C’est ainsi qu’à New York, le dollar s’est négocié à la hausse hier comme suit : – 1,1603 pour un euro contre 1,1771, la veille. – 1,6547 pour un sterling contre 1,6555 – 1,6859 DM contre 1,6615 – 5,6540 FF contre 5,5740 – 1,3963 FS contre 1,3710 – 1 652,00 lires contre 1 644,75 – 113,02 yen contre 111,20 Bourse de Beyrouth : baisse du marché parallèle Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a fonctionné hier sous le signe de la baisse des valeurs cotées sur le marché parallèle, celles admises sur le marché officiel s’étant toutes stabilisées. Par conséquent, l’indice général des valeurs libanaises confondues Lispi a diminué de 0,39 % à 88,72 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu en l’état à 198,88 points. Dans cette évolution, le volume d’affaires de la journée d’hier est resté très mince avec 26 370 actions négociées d’une valeur globale de 296 802 dollars. Wall Street : rebondissement de la cote Quant à Wall Street, elle a continué sur sa lancée de la veille, soutenue qu’elle était par le retour massif des investisseurs sur le marché américain à la recherche des grandes valeurs de l’informatique et de celles d’entreprises à forte croissance. Les experts financiers considèrent qu’il est traditionnel qu’en début d’année d’importantes liquidités venant de fonds de placement arrivent sur le marché, alors que les investisseurs élaborent en cette période leurs projets de financement pour l’avenir et commencent à suivre de près certaines valeurs. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a rebondi hier d’un plus bas à 9 315,42 points à un plus haut à 9 562,22 points, avant d’afficher en préclôture 9 553,95 points, en nouvelle et forte hausse de 242,76 points sur la veille. Paris : neuvième séance de hausse consécutive Dans une ambiance très active, la Bourse de Paris a aligné mercredi sa neuvième séance de hausse consécutive, se rapprochant ainsi à grands pas de son record absolu du 20 juillet dernier. En hausse de 1,15 % à l’ouverture, l’indice CAC 40 a gagné jusqu’à 2,83 % en cours de séance avant de terminer sur un gain de 2,24 % à 4 294,82 points. Depuis l’avènement de l’euro, en trois séances la Bourse a gagné 8,93 % et sur un an 43,3 %. Pour retrouver le record du 20 juillet dernier (49e de l’année 1998) de 4 404,94 points, la cote doit encore gagner 2,53 %. Le marché a été actif avec un chiffre d’affaires sur le marché à règlement mensuel de 3,375 milliards d’euros soit 21,64 milliards de francs. Toutes les places européennes ont encore bondi mercredi, l’indice EuroStoxx progressant de 2,05 %. Londres a pris 3,20 %, Francfort 3,4 % et Amsterdam 3 %. Londres : un bond de 3,20 % La Bourse de Londres a inscrit mercredi l’une de ses plus fortes hausses des derniers mois, le Footsie progressant de 3,20 %, grâce au dynamisme des valeurs des télécommunications, à l’espoir d’une baisse des taux britanniques et à un contexte international favorable. L’indice Footsie des cent principales valeurs a gagné 196,6 points pour terminer pour la première fois depuis plus de cinq mois au-dessus des 6 000 points, à 6 148,8 points. L’indice n’est plus désormais qu’à trente points de son record de clôture du 21 juillet dernier. Parmi les valeurs du Footsie, 11 ont terminé en baisse et 88 en hausse. Le volume des échanges a été très important et était estimé à 1,415 milliard d’actions en fin de séance. La Bourse de Londres a bénéficié de la bonne forme de Wall Street mardi puis mercredi en début de séance et du bond de 3,5 % de la Bourse de Hong Kong. Francfort : un marché dopé par les rumeurs de fusion La Bourse de Francfort a gagné 3,41 % mercredi, l’indice des trente valeurs vedettes X-DAX se fixant à 5 442,9 points, contre 5 263,41 la veille, dopée par des spéculations de fusion dans le secteur des automobiles et des télécoms, selon des courtiers. Le X-DAX reflète les échanges sur le marché électronique XETRA, par où transitent les deux tiers des ordres passés à Francfort, principalement ceux des investisseurs étrangers. Sur le marché à la criée, vers lequel s’orientent les ordres plus petits, l’indice des trente valeurs vedettes, le DAX, s’est établi à 5 443,62 après de fortes variations, en hausse de 3,61 %. La place allemande a été dopée par des rumeurs de fusion dans le secteur automobile provenant du salon de Detroit et dans les télécoms. Tokyo : soutenue par la hausse du dollar La Bourse de Tokyo a terminé mercredi en hausse de 1,8 % bénéficiant du rebond du dollar face au yen qui a déclenché une vague d’achats des valeurs vedettes d’exportation, a-t-on appris de source boursière. L’indice Nikkei 225 a gagné 235,72 points, à 13 468,46 points. «Les prises de bénéfices des investisseurs étrangers liées à l’appréciation du yen se sont calmées à la faveur d’un rebond du billet vert», expliquait un opérateur de Tokai-Maruman Securities. L’indice élargi Topix a repris 10,43 points pour terminer à 1 058,76, pour un volume de transactions de 290 millions de titres contre 340,9 millions négociés mardi. Les valeurs vedettes d’exportation, particulièrement dans l’automobile, ont été très sollicitées, à la faveur d’une reprise du dollar face au yen sur le marché des changes de Tokyo à 112,57-60 yens à 15h00 (6h00 GMT), contre 111,51 yens à New York mardi soir.
Le dollar s’est stabilisé à Beyrouth hier, pour la troisième journée consécutive pendant la première semaine de 1999, dans un marché très calme à inerte et dominé toujours par l’action de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ainsi sa fourchette d’intervention inchangée entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme à la fin de l’année précédente. De leur côté, les établissements de crédit de la place ont continué de négocier le billet vert au point supérieur d’intervention de la BDL en l’absence d’intérêts particuliers aussi bien à l’offre qu’à la demande. Il est resté, en effet, coincé dans une marge comprise entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, avec un volume d’affaires ne dépassant pas...