La répression des activités «subversives» a redoublé en Chine depuis plusieurs semaines, dans le cadre d’une vaste campagne de «sécurisation» au début d’une année aux anniversaires politiquement sensibles. Les activités religieuses sont particulièrement dans le collimateur. Le président Jiang Zemin a lancé de virulentes attaques contre les cultes la semaine dernière, prônant le retour à la stabilité dans les campagnes. Début décembre, la police de la province de Hunan, dans le centre du pays, a arrêté une vingtaine de membres d’une communauté religieuse non autorisée, Zhu Shen Jiao («religion du Dieu premier»). Son dirigeant, Liu Jiaguo, et son bras droit, Zhu Aiqing seront sans doute inculpés de sabotage, viol et fraude, a-t-on appris mardi de source judiciaire. La communauté appelait au renversement de l’État «séculier». Au Tibet, depuis toujours surveillé de très près, le secrétaire du Parti communiste, Guo Jinlong, a promis de réprimer les activités religieuses qui, dit-il, menacent la sécurité nationale, rapporte le Quotidien du Tibet, émanation des autorités, dans son édition de mardi. La torture est toujours pratiquée dans la province, souligne un rapport d’un mouvement indien de défense des droits de l’homme rendu public mardi. Dans l’autre province sensible du pays, le Xinjiang à forte population musulmane, un responsable du Parti communiste local met en garde contre les infiltrations d’organisations religieuses étrangères. «Aucun prétexte n’est bon lorsqu’il s’agit de s’opposer au Parti communiste ou au système socialiste», déclare Keyun Bawudun dans une édition récente du Quotidien du Xinjiang. Plus généralement, les autorités judiciaires ont promis de punir sévèrement toute publication, toute création artistique, voire tout logiciel jugé «subversif». Cet État d’alerte s’explique par la proximité d’anniversaires sensibles. Il y aura 40 ans en mars prochain, le soulèvement au Tibet était réprimé dans un bain de sang et le dalaï-lama s’enfuyait en exil. Il y aura dix ans en juin, le mouvement démocratique du «printemps de Pékin» se terminait par le massacre de la place Tiananmen. Enfin, en octobre, la Chine communiste célébrera le 50e anniversaire de sa fondation.
La répression des activités «subversives» a redoublé en Chine depuis plusieurs semaines, dans le cadre d’une vaste campagne de «sécurisation» au début d’une année aux anniversaires politiquement sensibles. Les activités religieuses sont particulièrement dans le collimateur. Le président Jiang Zemin a lancé de virulentes attaques contre les cultes la semaine dernière, prônant le retour à la stabilité dans les campagnes. Début décembre, la police de la province de Hunan, dans le centre du pays, a arrêté une vingtaine de membres d’une communauté religieuse non autorisée, Zhu Shen Jiao («religion du Dieu premier»). Son dirigeant, Liu Jiaguo, et son bras droit, Zhu Aiqing seront sans doute inculpés de sabotage, viol et fraude, a-t-on appris mardi de source judiciaire. La communauté appelait au renversement de...
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