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Actualités - Chronologie

Le président le plus admiré par les américains

Les sénateurs vont décider du sort du président américain Bill Clinton tandis que l’opinion publique a déjà dit clairement sa préférence: en finir rapidement avec l’affaire Lewinsky par un vote de censure et maintenir le président à son poste. Le président démocrate continue de jouir d’une cote de popularité impressionnante. Une proportion constante d’environ deux tiers des adultes américains estiment qu’il ne devrait pas être destitué, selon différents sondages récents. Une enquête annuelle de Gallup le place premier dans la liste des hommes «les plus admirés» des Américains. Il y était cité par 18% des personnes interrogées contre 14% un an auparavant. Le pape Jean-Paul II, choisi par 7% des personnes interrogées, arrivait en deuxième position. Pour les experts, ce soutien est en partie lié à la solidité actuelle de l’économie américaine. Selon les résultats d’un nouveau sondage rendu public mercredi, 70% des Américains pensent que leur situation sera meilleure en décembre 1999. Les sénateurs tiennent manifestement compte de tels sondages, dont un situe la cote de popularité des républicains à son plus bas niveau depuis 14 ans et qui tous indiquent que les Américains sont très sceptiques face à une procédure de destitution qui oppose clairement démocrates et républicains. «Les deux tiers du pays pensent que le président fait un bon travail et veulent le voir rester à son poste, contre un tiers de l’avis contraire», fait remarquer Whit Ayres, un sondeur républicain. Même si le Sénat votait la destitution de Bill Clinton, je «serais très surpris de voir ces chiffres s’inverser» en l’absence de preuves nouvelles, lance-t-il. «Les gens ont fait leur choix», poursuit-il, «une répétition des faits ne leur fera pas changer d’avis». Le chef de file de la majorité républicaine au Sénat, Trent Lott, a d’ailleurs proposé la tenue d’une sorte d’audience préliminaire ponctuée d’un vote rapide destiné à déterminer si les chefs d’accusation retenus contre Bill Clinton sont suffisamment graves pour entraîner une destitution au cas où le président serait reconnu coupable. Au moins deux tiers des sénateurs devraient alors voter «oui» pour que le procès puisse s’ouvrir. Sinon, la procédure se terminerait par un probable vote de censure, éventuellement accompagné d’une amende. Les républicains semblent de plus en plus résignés à voir Bill Clinton aller jusqu’au bout de son mandat, ce qui pourrait à terme jouer en leur faveur pour l’élection présidentielle de l’an 2000. En effet, s’il devait partir, Bill Clinton serait remplacé par son vice-président Al Gore qui serait alors en position de force pour la campagne présidentielle l’année prochaine. M. Gore est devenu officiellement le premier candidat démocrate à briguer la succession de Bill Clinton à la Maison-Blanche en l’an 2000 en déposant jeudi soir à la commission électorale fédérale (FEC) les statuts de son comité électoral. Dans un message envoyé par télécopie à travers Washington juste avant Noël, un comité d’action politique conservateur appelait ses partisans à renoncer à un départ de M. Clinton.
Les sénateurs vont décider du sort du président américain Bill Clinton tandis que l’opinion publique a déjà dit clairement sa préférence: en finir rapidement avec l’affaire Lewinsky par un vote de censure et maintenir le président à son poste. Le président démocrate continue de jouir d’une cote de popularité impressionnante. Une proportion constante d’environ deux tiers des adultes américains estiment qu’il ne devrait pas être destitué, selon différents sondages récents. Une enquête annuelle de Gallup le place premier dans la liste des hommes «les plus admirés» des Américains. Il y était cité par 18% des personnes interrogées contre 14% un an auparavant. Le pape Jean-Paul II, choisi par 7% des personnes interrogées, arrivait en deuxième position. Pour les experts, ce soutien est en partie lié à la...