L’activité s’est encore contractée hier, sur le marché des changes de Beyrouth en l’absence de nouvelles initiatives à l’égard du dollar. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente de cette monnaie en l’état, entre 1 502,00 LL et 1 514,00 LL, qu’elle a dû clôturer finalement au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme à la fin de la semaine dernière. Mais compte tenu de la réticence du marché à l’offre, en présence d’une petite demande, le billet vert s’est pratiquement négocié au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier n’aurait pas dépassé quelque huit millions de dollars, en partie vendus par la BDL à 1 514,00 LL. Prises de bénéfices sur l’euro À l’étranger, l’euro s’est replié face au dollar hier, sur les marchés des changes internationaux relativement plus calmes que la veille, mais toujours dominés par la vigueur du yen face aux autres principales devises. Selon les cambistes, les échanges sur l’euro continuent d’augmenter sans pour autant retrouver leur niveau normal. Et d’ajouter que des dégagements bénéficiaires sur la nouvelle devise européenne sont venus peser sur sa tendance. À part ces quelques mouvements, il ne s’est pas donc passé grand-chose sur le front de l’euro à part quelques rumeurs suggérant que la Banque centrale européenne aurait tenté de limiter la progression de sa monnaie face au dollar et au yen. Du côté du yen, les responsables japonais n’ont pas semblé dans leurs déclarations hier, trop inquiétés. À cet égard, le Premier ministre japonais Keizo Obuchi, a déclaré être déterminé à tout faire pour que le yen devienne, avec le dollar et l’euro, une des trois monnaies-clef du système monétaire international, soulignant qu’il serait souhaitable que le taux de change du yen reste relativement stable. Pour sa part, le vice-ministre japonais des Finances, Eisuke Sakakibara, s’est dit préoccupé par une appréciation trop rapide de l’euro face au yen et au dollar, qui serait négative selon lui pour l’économie mondiale. De fait, ces commentaires ont contribué à soutenir la devise nippone qui continue à bénéficier aussi de rapatriements de liquidités effectués par les compagnies japonaises confrontées à une forte contraction du crédit dans l’archipel, indique-t-on dans les milieux cambistes new yorkais. Quant au sterling, il s’est montré relativement stable face à l’euro, bénéficiant d’une légère reprise du dollar pour se ressaisir hier, en attendant avec prudence la décision sur les taux d’intérêt britanniques du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre à l’issue de la réunion mensuelle, demain, de la Banque d’Angleterre. C’est dans ce contexte que le billet vert s’est négocié hier, à New York, sur un ton résistant, comme suit : – 1,1777 pour un euro contre 1,1806, la veille. – 1,6550 pour un sterling contre 1,6570. – 1,6589 DM contre 1,6565. – 5,5715 FF contre 5,5555. – 1,3710 FS contre 1,3675. – 1 643,50 lires contre 1 639,35. – 111,27 yens contre 112,05. Bourse de Beyrouth : baisse de la Banque Byblos Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est ressentie hier, de la baisse des actions de la Banque Byblos, alors que le restant de la cote libanaise continuait de présenter des signes de stabilité. En effet, l’indice général des valeurs libanaises Lispi a diminué de 0,13 % à 89,06 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 0,21 % à 198,88 points. Pour ce qui est de l’activité du marché, elle est restée très mince ne dépassant pas quelque 20 393 actions d’une valeur globale de 267 849 dollars. Wall Street : marché euphorique Wall Street a profité de l’engouement persistant des investisseurs pour les valeurs de la haute technologie dont la hausse avait été freinée la veille par des ventes bénéficiaires qui ont cédé la place hier, à des rachats de découvert. Les secteurs de l’automobile et des banques, sujets à des mouvements de concentration, ont affiché des avances sensibles, indique-t-on dans les salles du marché. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a bondi d’un plus bas à 9 182,98 points à un plus haut à 9 339,70 points, avant d’afficher en préclôture 9 319,69 points, en hausse de 135,42 points sur la veille, dans un marché touchant à l’euphorie. Paris : poursuite de la hausse La Bourse de Paris a poursuivi mardi son ascension pour terminer, pour la première fois depuis le 24 juillet dernier, au-dessus du niveau des 4 200 points dans un marché stimulé notamment par des rumeurs de concentrations industrielles dans le secteur de l’automobile. En hausse de 0,47 % à l’ouverture, l’indice CAC 40 revenait brièvement dans le rouge deux heures plus tard avant de terminer sur un gain de 1,28 % à 4 200,78 points. Depuis le début 1998, la bourse affiche à présent un gain de 36,42 %. Cette nouvelle progression s’est manifestée dans un marché nettement plus actif que la veille, le volume des échanges s’élevant à 2,421 milliards d’euros, soit 15,9 milliards de francs. Après la hausse de 5,20 % la veille, les milieux financiers s’attendaient à une journée de consolidation marquée par des prises de bénéfice sur les titres qui s’étaient envolés la veille. Mais les marchés ont été très vite submergés par des achats consécutifs à des rumeurs de restructurations industrielles qui, selon les analystes, seront le grand thème de l’année. Le courtier Morgan Stanley s’attend à des montants de près de 700 milliards d’euros (4 500 milliards de francs) pour des opérations de fusions-acquisitions. Le terrain était favorable à des rumeurs de restructurations dans le secteur automobile au moment où se tient à Détroit aux États-Unis, un salon de l’automobile. Londres : en hausse La Bourse de Londres a affiché une confortable hausse mardi, tirée par Wall Street en fin de journée après une séance passée pour l’essentiel à l’équilivre. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé en hausse de 78,8 points à 5 958,2 points, soit 1,34 %. Les valeurs des télécommunications ont fortement progressé grâce à de bons chiffres d’abonnements dans la téléphonie mobile et à l’annonce par Vodafone d’une tentative de rachat avec l’opérateur américain Airtouch Communication qui relancé l’intérêt des investisseurs pour le secteur. Francfort : prises de bénéfices La Bourse de Francfort a terminé en baisse (-0,51 %) mardi sonnant la fin de la brève période d’«europhorie» de lundi, l’indice des trente valeurs vedettes X-DAX se fixant à 5 263,41 points, contre 5 290,36 la veille. Tokyo : orientation baissière La Bourse de Tokyo est restée orientée à la baisse mardi, affectée par la vive hausse du yen qui est synonyme de bénéfices moindres pour les exportateurs nippons. Le compartiment bancaire, Sakura Bank et Bank of Tokyo-Mitsubishi en tête, a de son côté pâti de la crainte d’un nouveau recul du marché obligataire. L’indice Nikkei, qui avait chuté de 3,08 % lundi pour sa première séance de 1999, a fini en baisse de 183,15 points (1,37 %) à 13 232,74. Son contrat septembre a perdu 200 points à 13 190.
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