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Actualités - Chronologie

L'Amérique prend peur

Une certaine Amérique prend peur à l’approche de l’an 2000 et, terrorisée par le fameux bug informatique, sombre dans les prédictions apocalyptiques de villes réduites à la famine ou de chaos généralisé. Cette crainte de l’arrivée du nouveau millénaire est suffisamment répandue pour que soient lancés des appels au calme. Des autorités religieuses ont estimé nécessaire d’assurer récemment que l’an 2000 ne signifiait pas la fin du monde... Et les conseils abondent sur des centaines de sites d’Internet pour prendre toutes ses précautions en prévision du fameux soir du 31 décembre 1999 et affronter, par ses propres moyens, le saut dans l’inconnu. Un site invite les Américains à stocker des réserves pour faire face à la famine qui ne manquera pas, selon ses auteurs, de frapper les villes : les campagnes, sont-ils persuadés, ne voudront plus approvisionner les cités, préférant conserver les récoltes pour elles en ces périodes crépusculaires. Un autre appelle les Américains à se terrer chez eux dès le 31 décembre de l’an 1999, de préférence à la campagne, car le pays risque le lendemain de se retrouver paralysé. Les considérations commerciales semblent, d’ailleurs, souvent ne pas être très éloignées dans cette littérature d’apocalypse: on tentera de vendre un guide, un manuel pratique ou une cassette vidéo pour «survivre». Certains conseils sont frappés cependant du sceau du bon sens et appellent les Américains à faire par exemple des photocopies de différents documents bancaires ou boursiers. Les «cinglés de l’an 2000» Le bogue de l’an 2000, rappelle-t-on, résulte du fait que de nombreux anciens programmes informatiques ne peuvent reconnaître que les deux derniers chiffres de l’année et pourraient donc confondre l’an 2000 et l’an 1900. Un représentant de l’Institut américain des entreprises, James Glassman, s’en prenait récemment, dans le Washington Post, aux «cinglés de l’an 2000». Il déplorait que les craintes autour du bogue informatique «s’épanouissent maintenant en une hystérie totalement injustifiable». Et certains s’efforcent désormais de calmer les esprits. Une entreprise de consultants du Connecticut, GartnerGroup, spécialisée sur le problème du bogue de l’an 2000, a publié récemment un rapport destiné au grand public pour relativiser les dangers. «Des gens, se lamente son auteur, Jim Cassell, suggèrent que tout le monde doit sortir son argent des banques et le transformer en or, ou liquider ses titres boursiers. Nous avons entendu des gens dire : “Vous feriez mieux de prendre un fusil car, autrement, on s’introduira chez vous pour dérober vos réserves”». De telles «déclarations irresponsables, ajoute-t-il, peuvent amener des Américains à commettre des “actes absurdes”».
Une certaine Amérique prend peur à l’approche de l’an 2000 et, terrorisée par le fameux bug informatique, sombre dans les prédictions apocalyptiques de villes réduites à la famine ou de chaos généralisé. Cette crainte de l’arrivée du nouveau millénaire est suffisamment répandue pour que soient lancés des appels au calme. Des autorités religieuses ont estimé nécessaire d’assurer récemment que l’an 2000 ne signifiait pas la fin du monde... Et les conseils abondent sur des centaines de sites d’Internet pour prendre toutes ses précautions en prévision du fameux soir du 31 décembre 1999 et affronter, par ses propres moyens, le saut dans l’inconnu. Un site invite les Américains à stocker des réserves pour faire face à la famine qui ne manquera pas, selon ses auteurs, de frapper les villes : les...