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Actualités - Chronologie

Il y a 130 ans, le précédent Johnson

Le procès en destitution au Sénat d’un président américain a un seul précédent dans l’histoire des États-Unis: celui d’Andrew Johnson, qui évita à une voix près, en 1868, la destitution. Andrew Johnson (1808-1875) était un démocrate du Sud resté fidèle à l’Union pendant la guerre de Sécession (1861-1865). C’est à ce titre qu’il avait été désigné comme vice-président d’Abraham Lincoln en 1864, avant de prendre la succession du président assassiné en avril 1865. Mais les relations se dégradèrent très vite entre le nouveau président américain et le Congrès. Celui-ci, dominé par les républicains, était déterminé à pratiquer une politique hardie de «reconstruction» de l’unité perdue du pays. Andrew Johnson s’opposa à plusieurs projets de loi avancés par le Congrès, visant à affirmer notamment le droit des Noirs, car il craignait qu’ils ne remettent en cause la difficile réunification du pays. Mais le conflit devint ouvert lorsque Andrew Johnson décida de limoger le secrétaire à la Guerre, Edwin Stanton, sans le consentement du Sénat. Edwin Stanton s’était vu confier comme mission d’imposer l’ordre militaire au Sud récalcitrant. La Chambre des représentants vota sans surprise et à une large majorité, le 24 février 1868, la destitution du président Johnson. L’affaire passa ensuite au Sénat. Une majorité des deux tiers était nécessaire pour destituer le président, soit 36 sénateurs sur 54. Le procès d’Andrew Johnson dura jusqu’en mai. Sa destitution fut repoussée par une seule voix. Andrew Johnson ne put se représenter à la présidence en 1868. Il fut toutefois réélu au Sénat en 1874.
Le procès en destitution au Sénat d’un président américain a un seul précédent dans l’histoire des États-Unis: celui d’Andrew Johnson, qui évita à une voix près, en 1868, la destitution. Andrew Johnson (1808-1875) était un démocrate du Sud resté fidèle à l’Union pendant la guerre de Sécession (1861-1865). C’est à ce titre qu’il avait été désigné comme vice-président d’Abraham Lincoln en 1864, avant de prendre la succession du président assassiné en avril 1865. Mais les relations se dégradèrent très vite entre le nouveau président américain et le Congrès. Celui-ci, dominé par les républicains, était déterminé à pratiquer une politique hardie de «reconstruction» de l’unité perdue du pays. Andrew Johnson s’opposa à plusieurs projets de loi avancés par le Congrès, visant...