Les Français semblent décidés à profiter du délai de trois ans accordé aux particuliers avant le passage à la monnaie unique européenne. «Nous ne sommes pas encore prêts», déclare la buraliste du kiosque à journaux de l’Assemblée nationale, à Paris. «Nous n’avons pas encore la machine pour le paiement par carte bancaire en euros, tout cela se fera progressivement», ajoute-t-elle, tout occupée à ne pas se tromper dans les nouveaux prix des cigarettes, la hausse, en moyenne de 5 %, étant effective depuis lundi matin. Au Carrousel du Louvre, centre touristique de la capitale, un seul client du Virgin Megastore a demandé à payer en euros depuis samedi dernier. Gilles Renoir, caissier, raconte que le payeur, l’a fait «par plaisanterie», pour «voir ce que ça faisait». «En plus, il a eu l’impression de payer moins cher». Dans les rayons de disques, de vidéos et de livres, le double étiquetage francs-euros n’est pas encore mis en place. C’est aux caisses que les clients peuvent prendre connaissance des prix dans la nouvelle monnaie unique européenne. «De toute façon, précise le caissier, les gens ne sont pas encore prêts, ils sont habitués aux francs». À la boutique toute proche de la Comédie française, Régine Sparfel, vendeuse, précise que les clients peuvent réserver leurs places pour le théâtre en payant avec des euros. «Il y a un menu spécial dans la machine pour les chèques», souligne-t-elle. Pour acheter des souvenirs, précise Laurence Albert, «il est possible de payer en chèques euros», depuis le 1er janvier mais il n’y a pas encore eu de demande en ce sens. Dans un bureau de la région Ile-de-France, un agent de la RATP indique que toutes les stations de métro seront équipées de convertisseurs automatiques et que, d’ici mars, il sera possible de payer sa carte orange en euros. Non loin de la Bourse, le directeur du restaurant Colbert annonce fièrement que les consommateurs auront droit vendredi prochain à une carte annonçant les prix en francs et en euros. «Tout est prêt depuis longtemps», assure Mohammed Hassan. Mais, ajoute-t-il, «personne pour le moment» n’a demandé à payer avec la monnaie européenne.
Les Français semblent décidés à profiter du délai de trois ans accordé aux particuliers avant le passage à la monnaie unique européenne. «Nous ne sommes pas encore prêts», déclare la buraliste du kiosque à journaux de l’Assemblée nationale, à Paris. «Nous n’avons pas encore la machine pour le paiement par carte bancaire en euros, tout cela se fera progressivement», ajoute-t-elle, tout occupée à ne pas se tromper dans les nouveaux prix des cigarettes, la hausse, en moyenne de 5 %, étant effective depuis lundi matin. Au Carrousel du Louvre, centre touristique de la capitale, un seul client du Virgin Megastore a demandé à payer en euros depuis samedi dernier. Gilles Renoir, caissier, raconte que le payeur, l’a fait «par plaisanterie», pour «voir ce que ça faisait». «En plus, il a eu l’impression de payer...
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