L’événement de l’année, au sens sportif du terme, aura été le succès du football français. De ses joueurs, champions du monde (enfin) pour la première fois. De ses dirigeants qui ont organisé une belle et enthousiasmante Coupe du monde à 32 équipes en dépit du couac engendré par la malhonnêteté de quelques revendeurs de billets. Une Coupe du monde endeuillée quelques jours après son ouverture, par la mort de son co-organisateur et grand dirigeant du football, Fernand Sastre, décédé le même jour, le 13 juin, que le célèbre navigateur français Eric Tabarly, disparu en mer. Les Français ont remporté le trophée le plus convoité du sport mondial et rejoint le Brésil, l’Italie, l’Allemagne, l’Uruguay, l’Argentine et l’Angleterre dans le cercle très restreint des champions du monde de football. Puis, alors même que l’euphorie collective était à son comble sur les Champs-Élysées, ce fut la douche froide. Interpellations, perquisitions, enquêtes, révélations dans le Tour de France et le Calcio italien démontraient, s’il en était besoin, que les filets des contrôles antidopage, affinés progressivement depuis trente ans, n’étaient qu’une passoire sans danger pour les tricheurs. Ils disposent d’un arsenal de plus en plus sophistiqué. Le gouvernement français a donc pris la tête d’une croisade qui devrait entraîner une large adhésion des pouvoirs publics, à commencer par les quinze pays de l’Union européenne et, ultérieurement, les quarante du Conseil de l’Europe. Preuve a été donnée au mouvement sportif qu’il était démuni face au fléau du dopage et que, seul, sans le concours appuyé des gouvernements, il resterait impuissant face à l’ampleur et aux imbrications du phénomène. La mort subite de l’Américaine Florence Griffith-Joyner (38 ans), le 21 septembre, double championne olympique en 1988 des 100 et 200 m, est venue renforcer la conviction de ceux qui ont déclaré la guerre au dopage. Bien qu’une autopsie n’ait pas permis de conclure à un décès lié à l’utilisation de produits interdits.
L’événement de l’année, au sens sportif du terme, aura été le succès du football français. De ses joueurs, champions du monde (enfin) pour la première fois. De ses dirigeants qui ont organisé une belle et enthousiasmante Coupe du monde à 32 équipes en dépit du couac engendré par la malhonnêteté de quelques revendeurs de billets. Une Coupe du monde endeuillée quelques jours après son ouverture, par la mort de son co-organisateur et grand dirigeant du football, Fernand Sastre, décédé le même jour, le 13 juin, que le célèbre navigateur français Eric Tabarly, disparu en mer. Les Français ont remporté le trophée le plus convoité du sport mondial et rejoint le Brésil, l’Italie, l’Allemagne, l’Uruguay, l’Argentine et l’Angleterre dans le cercle très restreint des champions du monde de football. Puis,...
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