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Actualités - Opinion

En gros plan Le temps des voeux

Puisque la tradition l’exige, formons des vœux (en plus de ceux destinés à tous nos lecteurs). Des vœux spécifiquement «cinéma»: cela peut faire plaisir même si cela n’engage pas à grand-chose. Espérer voir davantage de meilleurs films relève de l’évidence: c’est de cela qu’il s’agit, et non d’avoir de nouvelles salles (il y en a déjà trop!). Or, le contexte présent de la distribution et de l’exploitation n’est guère favorable – s’il ne va pas en se dégradant. Le problème de la censure n’arrange rien: voir notre dernière chronique. L’an 98 vient de se terminer sur un box-office sensiblement en baisse, avec une programmation sans «gros morceaux» ou films spectaculaires pour les «fêtes». Pourtant, on relève quelques signes encourageants, dont une initiative pour le moins audacieuse. Il est question de consacrer une salle (déjà existante) à la projection de films européens, hors des circuits «commerciaux» locaux. Le projet semble avoir été suscité par le succès que vient d’obtenir le Festival du cinéma européen au Liban. Il va sans dire que la réalisation d’un tel projet sera difficile: il pourrait se concrétiser à partir de fin janvier – début février. Reste à voir... mais on peut toujours rêver. Par ailleurs, on parle de plus en plus d’un système de coproduction structuré, en particulier avec le cinéma français. C’est, plus que probablement, la voie à suivre: la réussite de Ziad Doueiri, avec West Beyrouth, en fournit l’éclatante démonstration (au fait, le film va aux Oscars: bonne chance au jeune cinéaste!). Conclusion... souhaitable: les jeunes, tant parmi le public que du côté des créateurs, doivent être en première ligne pour que les choses changent. Enfin.
Puisque la tradition l’exige, formons des vœux (en plus de ceux destinés à tous nos lecteurs). Des vœux spécifiquement «cinéma»: cela peut faire plaisir même si cela n’engage pas à grand-chose. Espérer voir davantage de meilleurs films relève de l’évidence: c’est de cela qu’il s’agit, et non d’avoir de nouvelles salles (il y en a déjà trop!). Or, le contexte présent de la distribution et de l’exploitation n’est guère favorable – s’il ne va pas en se dégradant. Le problème de la censure n’arrange rien: voir notre dernière chronique. L’an 98 vient de se terminer sur un box-office sensiblement en baisse, avec une programmation sans «gros morceaux» ou films spectaculaires pour les «fêtes». Pourtant, on relève quelques signes encourageants, dont une initiative pour le moins audacieuse. Il...