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Actualités - Chronologie

La bourse de Mascate, en difficulté, veut adhérer à la SFI

La bourse de Mascate, en difficulté depuis le début de l’année, a annoncé mardi qu’elle souhaitait adhérer à la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque Mondiale, afin de s’assurer un développement stable. «Nous sommes certains que la bourse de Mascate est habilitée à adhérer à la SFI et nous souhaitons que cela se produise avant la fin de l’année», a déclaré à l’AFP le directeur de la bourse omanaise, M. Marwan Jarwani. Le responsable s’exprimait à l’occasion d’une visite à Oman d’une délégation de la SFI (IFC en anglais pour International Finance Corporation), organisme basé à Washington, qui encourage le développement du secteur privé dans le monde. «Nous avons discuté avec la délégation de la création de nouveaux fonds d’investissements et de la participation de la SFI dans leur formation, ainsi que l’inscription de la bourse de Mascate» sur la liste des marchés émergents suivis par l’organisme international, a-t-il ajouté. «Les informations sur la bourse de Mascate qui seront communiquées à la SFI seraient alors mises à la disposition des investisseurs étrangers, aux Etats-Unis, en Europe et en Asie, ce qui nous permettra de concurrencer les autres marchés dans l’attraction des fonds», a poursuivi M. Jarwani. D’après lui, les investissements étrangers ne représentent actuellement que 12% de la capitalisation de la bourse omanaise, alors que la loi permet depuis 1995 aux étrangers de détenir jusqu’à 49% des sociétés qui y sont cotées. Capitalisée fin 1997 à 8,7 milliards de dollars, Mascate est la bourse arabe du Golfe la plus ouverte aux investisseurs étrangers. Après avoir réalisé en 1997 la meilleure performance boursière des pays arabes, gagnant 141%, la bourse omanaise est confrontée à un manque de liquidité qui a fait reculer l’indice MSM (Muscat Securities Market) depuis le début de l’année de 31,8%, à 327,67 points au 23 juillet. Un membre de la délégation de la SFI, M. Iyad Malas, a indiqué que les discussions à Mascate visaient à «s’informer du cadre légal afin de pouvoir décider si des réformes s’imposent ou non» avant d’admettre la bourse omanaise. «Les sociétés internationales d’investissement observent de près le marché omanais qui a pris la première mesure vers son admission à la SFI lorsqu’il s’est ouvert aux investissements étrangers», a-t-il ajouté. Selon lui, la SFI pourrait également «fournir une assistance dans la création de sociétés spécialisées qui aideraient à canaliser l’épargne locale vers la bourse, afin de la transformer en investissements productifs». Le marché boursier séoudien, le plus important des pays arabes, est devenu en avril dernier le premier des pays du Golfe, a adhérer à la liste des marchés émergents de la SFI, y occupant le 11e rang en terme de capitalisation (58,8 milliards de dollars fin 1997), après la Corée du Sud et avant l’Argentine. L’Arabie Séoudite, premier exportateur mondial de brut, a entrepris cette mesure dans le cadre des efforts visant à ouvrir son économie aux investissements étrangers afin de mettre son développement à l’abri des fluctuations des prix pétroliers qui pèsent lourdement sur son budget. (AFP)
La bourse de Mascate, en difficulté depuis le début de l’année, a annoncé mardi qu’elle souhaitait adhérer à la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque Mondiale, afin de s’assurer un développement stable. «Nous sommes certains que la bourse de Mascate est habilitée à adhérer à la SFI et nous souhaitons que cela se produise avant la fin de l’année», a déclaré à l’AFP le directeur de la bourse omanaise, M. Marwan Jarwani. Le responsable s’exprimait à l’occasion d’une visite à Oman d’une délégation de la SFI (IFC en anglais pour International Finance Corporation), organisme basé à Washington, qui encourage le développement du secteur privé dans le monde. «Nous avons discuté avec la délégation de la création de nouveaux fonds d’investissements et de la participation...