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Actualités - Chronologie

Conrad sur grand écran

«Victory» de Mark Peploe, film d’aventures romanesque et exotique, à la photo superbe et à la reconstitution soignée, évoque feuilletons populaires et bandes dessinées. On s’attend à voir surgir Corto Maltese, le héros de Hugo Pratt, dans ces splendides paysages d’îles sauvages recouvertes de jungle, avec un trois-mâts voguant vers des plages de rêve au soleil couchant, dans la chaleur moite des tropiques. Adapté du roman de Joseph Conrad, «Victory» est le deuxième film de Mark Peploe, le scénariste de «Profession Reporter» de Michelangelo Antonioni, du «Dernier Empereur» et de «Un thé au Sahara» de Bernardo Bertolucci. Willem Dafoe, habitué des rôles ambigus, voire de «méchants», prête son visage tourmenté à Axel Heyst, un aventurier solitaire et mystérieux qui vit en ermite à Samburan, l’une des 16.000 îles des Indes hollandaises. Son seul lien avec le monde extérieur est le capitaine Davidson (Bill Paterson) qui jette l’ancre une fois par mois. C’est lui le conteur en voix off de ce drame passionné et tragique, situé en 1913. Un jour, Axel va à Surabaya, le grand port de java, prendre possession de meubles laissés par son père. Dans la vieille pension coloniale de Schomberg (Jean Yanne), il fait la connaissance d’Alma, une belle violoniste qui fait partie de l’orchestre féminin de Ziangiacomo, en fait un bordel itinérant... Ziangiacomo (Simon Callow) a décidé de vendre la malheureuse et innocente Alma à Schomber. Heureusement, Axel, le preux chevalier, la sauve des griffes du crapuleux et libidineux taulier et l’emmène à Samburan. Mais Schomberg va se venger. Un trio de méchants débarque dans sa pension: M. Jones (Sam Neil), joueur de cartes opiomane et «gay», son secrétaire, l’inquiétant Ricardo (Rufus Sewall) et son homme de main Pedro, ancien chasseur d’alligators. Schomberg les lance sur les traces d’Axel en leur faisant croire qu’il cache un trésor à Samburan... «Victory», coproduit par la «major» française UGC, a été tourné par Mark Peploe en 1994 à Java, sur l’île malaisienne de Tioman et dans les studios allemands de Badelsberg. Quatrième adaptation du roman de Joseph Conrad, il appartient à un genre qui a connu son âge d’or avant guerre. Ce film en souffrance depuis trois ans avait été présenté au dernier festival de Saint-Sébastien. (AFP)
«Victory» de Mark Peploe, film d’aventures romanesque et exotique, à la photo superbe et à la reconstitution soignée, évoque feuilletons populaires et bandes dessinées. On s’attend à voir surgir Corto Maltese, le héros de Hugo Pratt, dans ces splendides paysages d’îles sauvages recouvertes de jungle, avec un trois-mâts voguant vers des plages de rêve au soleil couchant, dans la chaleur moite des tropiques. Adapté du roman de Joseph Conrad, «Victory» est le deuxième film de Mark Peploe, le scénariste de «Profession Reporter» de Michelangelo Antonioni, du «Dernier Empereur» et de «Un thé au Sahara» de Bernardo Bertolucci. Willem Dafoe, habitué des rôles ambigus, voire de «méchants», prête son visage tourmenté à Axel Heyst, un aventurier solitaire et mystérieux qui vit en ermite à Samburan, l’une...