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Actualités - Opinion

Le P. Alain Rançay, le passage du témoin

Sa venue a été aussi discrète que celle du P. Emilien Tardif aura été spectaculaire. Il est vrai que le prêtre martiniquais, Alain Rançay (36 ans), est plus jeune que son illustre modèle, et que son «style» est disons plus sobre. Il n’en reste pas moins que son ministère de guérison est tout à fait palpable, comme les nombreux Libanais qui ont assisté aux réunions de prière qu’il a animées aux quatre coins du Liban, depuis le 16 juillet, peuvent témoigner. Que ce soit à Rayack, chez les sœurs de la Délivrande, qui l’ont invité et accueilli, à Baalbeck, Saïda, Ehden ou, lundi soir à la basilique Notre-Dame du Liban, à Harissa, le P. Rançay aura été l’apôtre d’un christianisme radical, dont la guérison physique et spirituelle fait partie. A Harissa, une dizaine de personnes au moins ont ressenti cet espèce de chaleur accompagnant la guérison physique, surtout aux articulations et à la colonne vertébrale, et ont témoigné de leur guérison. Accompagné d’un laïc et d’une religieuse, le P. Rançay insiste sur le caractère ecclésial de son ministère, qu’il exerce avec deux autres personnes, le visage tourné vers un ostensoir et le dos tourné à l’assistance, composée d’environ 2.000 personnes, en majorité des jeunes. Avant les «paroles de connaissance» qui ponctuent sa prière, en authentique évangéliste, lui-même et le laïc qui l’assiste, Alain Icaré, un informaticien, proclament avec fougue des vérités chrétiennes de base: l’amour de Dieu pour l’homme, la nécessité d’une rencontre personnelle avec le Christ, point de départ d’un mouvement de conversion et d’approfondissement de la foi, l’effusion de l’esprit, l’importance du témoignage chrétien. La veillée de prière est ponctuée de chants, exécutés par un groupe de martiniquais venus spécialement pour l’occasion, avec leurs instruments et leurs mélodies. L’Office fini, le P. Alain s’efface, laissant l’assitance face à sa foi. Ne l’ayant découvert qu’à la veille de son départ, beaucoup regrettent de n’avoir pas suivi cet évangéliste et thaumaturge dans ses pérégrinations libanaises. Lui-même a été «charmé» par le Liban, mais plus encore par les Libanais et la foi rencontrée ici. Grâce à sa venue, et peut-être en raison même de sa discrétion, l’église locale sera certainement mieux sensibilisée aux charismes de l’Esprit Saint, qui se manifestent de nouveau à large échelle aussi bien parmi les religieux que parmi les laïcs.
Sa venue a été aussi discrète que celle du P. Emilien Tardif aura été spectaculaire. Il est vrai que le prêtre martiniquais, Alain Rançay (36 ans), est plus jeune que son illustre modèle, et que son «style» est disons plus sobre. Il n’en reste pas moins que son ministère de guérison est tout à fait palpable, comme les nombreux Libanais qui ont assisté aux réunions de prière qu’il a animées aux quatre coins du Liban, depuis le 16 juillet, peuvent témoigner. Que ce soit à Rayack, chez les sœurs de la Délivrande, qui l’ont invité et accueilli, à Baalbeck, Saïda, Ehden ou, lundi soir à la basilique Notre-Dame du Liban, à Harissa, le P. Rançay aura été l’apôtre d’un christianisme radical, dont la guérison physique et spirituelle fait partie. A Harissa, une dizaine de personnes au moins ont ressenti cet...