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Actualités - Chronologie

La CIA blanchie dans une affaire de trafic de drogue

L’agence centrale de renseignements (CIA) n’est pas à l’origine de l’épidémie de crack, une drogue dérivée de la cocaïne, qui s’est abattue sur les ghettos des grandes villes des Etats-Unis au début des années 1980, conclut un rapport du département de la Justice. Fruit de quinze mois de travail, ce rapport n’a découvert aucune preuve soutenant les allégations lancées en 1996 par le quotidien californien «San Jose Mercury News», selon lequel la CIA aurait vendu de la drogue sur le territoire américain pour financer l’opposition armée au régime sandiniste du Nicaragua dans les années 1980. «Nous avons découvert que les accusations figurant dans l’article du «Mercury News» n’étaient que des exagérations des faits réels», écrit l’auteur de l’enquête, l’inspecteur général Michael Bromwich. «Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas mis au jour de problèmes ou d’ambiguïtés dans les affaires que nous avons examinées (mais) ils sont très éloignés du type de manipulation et de corruption à grande échelle suggérée» dans le quotidien, indique M. Bromwich. La série d’articles du «Mercury News» affirmait notamment que les responsables de ce trafic étaient deux responsables, dont il citait les noms, du Front démocratique du Nicaragua, un groupe anticommuniste formé et financé par la CIA. Devant le tollé provoqué par ces accusations, notamment dans la communauté noire américaine, le directeur du «San Jose Mercury News» avait reconnu en 1997 que les accusations parues dans ses colonnes ne reposaient sur aucune preuve tangible. Un rapport interne de la CIA publié en janvier dernier avait, lui aussi, rejeté toute responsabilité de l’agence de renseignements dans ce dossier. (AFP)
L’agence centrale de renseignements (CIA) n’est pas à l’origine de l’épidémie de crack, une drogue dérivée de la cocaïne, qui s’est abattue sur les ghettos des grandes villes des Etats-Unis au début des années 1980, conclut un rapport du département de la Justice. Fruit de quinze mois de travail, ce rapport n’a découvert aucune preuve soutenant les allégations lancées en 1996 par le quotidien californien «San Jose Mercury News», selon lequel la CIA aurait vendu de la drogue sur le territoire américain pour financer l’opposition armée au régime sandiniste du Nicaragua dans les années 1980. «Nous avons découvert que les accusations figurant dans l’article du «Mercury News» n’étaient que des exagérations des faits réels», écrit l’auteur de l’enquête, l’inspecteur général Michael...