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Actualités - Chronologie

Clonage de 22 souris

Vingt-deux souris sont nées, en bonne santé, grâce à une technique basée sur le recours à des cellules adultes, similaire à celle qui a permis la naissance de Dolly, l’agnelle clonée, selon les travaux d’une équipe internationale publiés dans la revue britannique «Nature». L’authenticité de Dolly, le premier clone issu d’une cellule adulte, qui a fait la «une» de la presse l’an dernier, est par ailleurs confirmée dans «Nature» par deux équipes britanniques qui ont, séparément, analysé son profil génétique. «Dolly est bien un clone» de cellule adulte, mais resté «unique» en son genre jusqu’à la réussite du clonage de souris par l’équipe internationale dirigée par Ryuzo Yanagimachi (Université de Hawaii, Honolulu, Etats-Unis), souligne dans «Nature» Davor Solter, spécialiste du clonage de l’institut Max-Plack (Frieburg). Ce clonage de souris «valide» la technique utilisée pour Dolly, ajoute-t-il en relevant cependant son «faible taux de succès». Avant Dolly, copie de sa mère et sœur jumelle, les chercheurs ont cloné des animaux mais uniquement à partir de cellules embryonnaires. Pour obtenir Dolly, le matériel génétique («noyau») d’une cellule adulte spécialisée, provenant d’une mamelle de brebis, a été reprogrammé pour qu’il retrouve les propriétés des cellules embryonnaires, capables de générer toute la variété de cellules nécessaires à la formation d’un individu. Avec des collègues japonais, italiens et britanniques, M. Yanagimachi a produit 22 souris femelles, fertiles et en bonne santé, à partir de cellules ovariennes, appelées «cellules du cumulus» ou péri-ovocytaires, qui entourent l’œuf (ovocyte) au moment de l’ovulation et s’en détachent après la fécondation. Le matériel génétique adulte a été transféré dans un œuf non fécondé de souris, préalablement débarrassé de son propre programme génétique. Les embryons ont été ensuite placés dans l’utérus de souris. Deux à 2,8% sont arrivés à terme. Le premier né des souriceaux a été baptisé «Cumulina». Ce succès montre que les échecs de clonage de souris jusque-là rencontrés ne relevaient pas simplement de l’impossibilité biologique, selon Nature. Le clonage, outre son éventuelle utilisation pour préserver des espèces en voie de disparition, a un potentiel «énorme» en médecine (tissus de remplacement à greffer sans problème de rejet, par exemple), selon Davor Solter. Les tentatives de clonage à partir de cellules adultes du système nerveux ou des testicules des rongeurs ont été en revanche infructueuses. L’authenticité de Dolly, qui avait été contestée, est confirmée par l’équipe de Ian Wilmut, du Roslin Institute, à l’origine de la naissance de l’agnelle, et celle d’Esther Signer, de Leicester. (AFP)
Vingt-deux souris sont nées, en bonne santé, grâce à une technique basée sur le recours à des cellules adultes, similaire à celle qui a permis la naissance de Dolly, l’agnelle clonée, selon les travaux d’une équipe internationale publiés dans la revue britannique «Nature». L’authenticité de Dolly, le premier clone issu d’une cellule adulte, qui a fait la «une» de la presse l’an dernier, est par ailleurs confirmée dans «Nature» par deux équipes britanniques qui ont, séparément, analysé son profil génétique. «Dolly est bien un clone» de cellule adulte, mais resté «unique» en son genre jusqu’à la réussite du clonage de souris par l’équipe internationale dirigée par Ryuzo Yanagimachi (Université de Hawaii, Honolulu, Etats-Unis), souligne dans «Nature» Davor Solter, spécialiste du clonage de...