Les ministres de l’Environnement de l’Union européenne (UE), réunis mercredi et jeudi à Sintra, près de Lisbonne (Portugal), s’apprêtent à imposer l’interdiction totale des rejets nucléaires en mer dans le cadre de la Convention pour la protection de l’environnement de l’Atlantique nord-est (OSPAR). Cette position a été défendue notamment, mercredi après-midi, par le ministre français de l’Environnement, Dominique Voynet, a-t-on appris auprès de la délégation française à Sintra. Toutefois, les travaux entamés lundi au niveau des experts n’étaient pas encore terminés mercredi, précisait-on de même source. Il s’agit notamment de tenir compte à la fois des doses d’exposition et des concentrations. Les plates-formes Un tel engagement politique, s’il se confirmait au niveau des ministres, ajoutait-on, serait un message fort. Il s’appliquerait à l’ensemble des installations nucléaires dont les affluents arrivent à la mer par les bassins versants, c’est-à-dire aussi bien aux centrales nucléaires qu’à l’usine de retraitement de La Hague, pour ce qui concerne la France. Les positions françaises, plus strictes que par le passé en matière de rejets nucléaires, peuvent avoir un effet d’entraînement sur les autres signataires de la Convention OSPAR, et en particulier des Britanniques, dont l’usine de retraitement nucléaire de Sellafield est la cible des organisations écologistes, remarquait-on mercredi à Sintra. Autre question controversée, celle du démantèlement des plates-formes pétrolières ayant cessé de servir: la France, dont la législation prévoit depuis 1966 et 1977 le retrait des installations du fond, est favorable à une limitation extrêmement stricte des dérogations et sous réserve de garanties sérieuses. Ces plates-formes sont particulièrement dangereuses pour la navigation et pour les bateaux de pêches. Le blocage d’un chalut dans les restes de structures métalliques peut entraîner le naufrage du bateau qui se remplit d’eau par l’arrière. Les experts estiment que c’est aux sociétés pétrolières de veiller à la destruction de ces installations, dont la durée de vie est d’une trentaine d’années. Aux responsables de l’environnement de Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Islande, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Espagne, Suède, Suisse, Grande-Bretagne, Portugal et de l’Union européenne se sont joints des observateurs d’autres pays, particulièrement américains, et un représentant de la Convention de Barcelone conclue en 1976 pour la protection de la Méditerranée et revue en 1995. Quatorze organisations internationales et vingt-deux organisations non-gouvernementales, dont Greenpeace et le World Wide Fund for Nature (WWF), assistent à la réunion. La Convention de l’OSPAR, entrée en vigueur en mars dernier, résulte de la fusion en 1992 de la Convention pour la prévention de la pollution marine résultant des déversements effectués par les navires, signée en 1972 à Oslo, avec la Convention pour la prévention de la pollution marine d’origine tellurique (Paris, 1974). (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les ministres de l’Environnement de l’Union européenne (UE), réunis mercredi et jeudi à Sintra, près de Lisbonne (Portugal), s’apprêtent à imposer l’interdiction totale des rejets nucléaires en mer dans le cadre de la Convention pour la protection de l’environnement de l’Atlantique nord-est (OSPAR). Cette position a été défendue notamment, mercredi après-midi, par le ministre français de l’Environnement, Dominique Voynet, a-t-on appris auprès de la délégation française à Sintra. Toutefois, les travaux entamés lundi au niveau des experts n’étaient pas encore terminés mercredi, précisait-on de même source. Il s’agit notamment de tenir compte à la fois des doses d’exposition et des concentrations. Les plates-formes Un tel engagement politique, s’il se confirmait au niveau des ministres,...