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Actualités - Communiques Et Declarations

Aucune alternative à une solution politique au Kosovo, pour Bonn

Il n’existe «aucune alternative» à une solution politique au conflit du Kosovo, a estimé mercredi le ministre allemand des Affaires étrangères, Klaus Kinkel, dans un communiqué. Les parties prenantes au conflit dans cette province serbe «doivent immédiatement abandonner la ligne de la confrontation militaire», a-t-il ajouté, en les appelant à une «entrée rapide en négociations». Il a également exhorté Belgrade et Tirana à «faire tout le nécessaire» pour empêcher une extension du conflit au-delà de la frontière avec l’Albanie. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit «discuter de mesures efficaces contre un débordement du conflit», a ajouté M. Kinkel, pour qui l’examen constant d’options militaires du côté de l’OTAN est «d’une grande importance dans ce contexte». Il a jugé «particulièrement préoccupante» l’escalade des affrontements armés, avant de mettre en garde contre le «danger croissant» d’une perte de contrôle du conflit. M. Kinkel s’est fait l’avocat d’un statut «pour tous les groupes de population au Kosovo» en soulignant que l’intégrité territoriale de la Yougoslavie et des Etats voisins ne pouvait «être remise en question». Le ministre a assuré qu’il discutait avec son homologue autrichien Wolfgang Schuessel, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE, d’«un rôle plus nettement visible de l’UE dans la situation présente». Il a affirmé rester «en contact permanent» avec ses homologues américain Madeleine Albright et russe Evgueni Primakov. MM. Kinkel et Primakov avaient discuté le 11 juin de divers moyens de régler le conflit au Kosovo, à l’exclusion d’un recours à la force auquel s’oppose Moscou. Se préparer au pire D’autre part, le commissaire européen à l’aide humanitaire, Emma Bonino, a estimé «qu’on pouvait se préparer au pire au point de vue humanitaire au Kosovo». Interrogée par la radio RTL, Mme Bonino a indiqué avoir l’impression qu’il s’agissait là d’une crise que «personne n’arrive plus à gérer d’une certaine manière». Elle a souligné que les conséquences de cette crise seraient graves en termes de réfugiés et de victimes. S’agissant de la situation en Afghanistan où le comportement des milices islamiques a poussé les ONG à partir, Mme Bonino a justifié la suppression de l’aide humanitaire décidée par la commission de Bruxelles à la ville de Kaboul. «Il était impossible d’accepter de nouveaux diktats parce que ça nous aurait rendu tout à fait inefficaces par rapport à la population». «Déjà, on risquait de faire de l’aide assez discriminatoire, parce que c’est une aide qui, très difficilement, arrivait aux femmes donc à la moitié de la population. On a alors dit: «Plutôt se retirer», a ajouté Mme Bonino. A la question de savoir si cette mesure de l’Union européenne constituait une gêne considérable pour le régime de Kaboul, Mme Bonino a répondu n’avoir pas l’impression que «le bien-être de la population soit la priorité de ces groupes de fanatiques armés. Certainement, ils n’ont jamais eu à cœur le bien-être de la population et, particulièrement des filles et des femmes». Mme Bonino s’est déclaré déçue par l’attitude de la communauté internationale à l’égard de l’Afghanistan, affirmant que ce pays n’était pas en proie à une guerre interne, mais à «une guerre régionale pour la prise de position stratégique par rapport aux ressources de l’Afghanistan et du Turkménistan». Selon elle, l’appui donné par certains pays de la région aux Taliban a pour but «la recherche d’une voie alternative à l’Iran pour le gaz en provenance du Turkménistan». (AFP)
Il n’existe «aucune alternative» à une solution politique au conflit du Kosovo, a estimé mercredi le ministre allemand des Affaires étrangères, Klaus Kinkel, dans un communiqué. Les parties prenantes au conflit dans cette province serbe «doivent immédiatement abandonner la ligne de la confrontation militaire», a-t-il ajouté, en les appelant à une «entrée rapide en négociations». Il a également exhorté Belgrade et Tirana à «faire tout le nécessaire» pour empêcher une extension du conflit au-delà de la frontière avec l’Albanie. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit «discuter de mesures efficaces contre un débordement du conflit», a ajouté M. Kinkel, pour qui l’examen constant d’options militaires du côté de l’OTAN est «d’une grande importance dans ce contexte». Il a jugé...