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Actualités - Chronologie

L'ASEAN préconise la transparence pour éviter les crises

Les neuf pays de l’Association des nations du sud-est asiatique (ASEAN) ont ouvert leurs travaux mardi à Manille par un vigoureux débat sur le bien-fondé de critiques entre pays membres malgré le principe de non-ingérence inscrit dans la charte de l’association. Le problème a été posé ce mois-ci par la Thaïlande inquiète de l’évolution de la situation intérieure de la Birmanie, l’un des deux derniers membres en date de l’ASEAN avec laquelle elle partage une frontière commune. Il a été reposé à Manille mardi avec force par les Philippines dont le vice-ministre des Affaires étrangères, Lauro Baja, a remarqué qu’une «approche flexible», marquée par une plus grande transparence dans les relations entre pays membres, serait «plus proche des usages des pays occidentaux partenaires de l’ASEAN». Elle est de plus rendue nécessaire, a-t-il souligné dans une conférence de presse, par les «changements dans les besoins de la région» intervenus au cours des derniers mois. Résistance indonésienne Il faisait ainsi allusion à la crise financière et monétaire qui secoue les pays de l’ASEAN depuis juillet 97 et dont l’une des causes a été un manque de transparence et d’échanges d’informations sur l’état réel des différentes économies régionales. «Pourquoi devrions-nous inventer une nouvelle terminologie qui laisserait la porte ouverte à des interprétations du principe de non-ingérence?», s’est interrogé le représentant du ministère indonésien des Affaires étrangères, Nugroho Wisnamurti, devant la presse au début des travaux. Nugroho a ajouté qu’il était faux de penser que Djakarta «détestait les avis venant de l’extérieur» et que son pays était toujours disposé à «discuter en cas de problème». Dès lundi soir, a indiqué M. Baja au cours d’un dîner de travail «animé et intéressant», les officiels de l’ASEAN «ont discuté des problèmes de cohésion et de compétitivité à la lumière des besoins changeants de la région». Il y a eu des objections au concept d’«approche flexible», a-t-il indiqué, principalement «en raison des risques qu’il représente pour le principe capital de non-ingérence inscrit dans la charte de l’ASEAN». Le vice-ministre philippin des Affaires étrangères a annoncé que ce problème d’une approche flexible au sein de l’ASEAN serait abordé ouvertement au niveau des ministres qui entament leurs travaux jeudi. «Ils ont une plus grande latitude et une plus grande liberté d’esprit que les officiels, (qui préparent la réunion)», a commenté Lauro Baja. Le vice-ministre a aussi indiqué qu’une mention spécifique au Japon serait faite dans la partie du communiqué final relative à la crise économique régionale. La récession économique engagée au Japon préoccupe les membres de l’ASEAN dans le contexte de la crise actuelle, mais des réticences prévalent toujours sur une mention spécifique du gouvernement de Tokyo dans le communiqué final, a-t-on indiqué de source diplomatique. Le processus d’introspection entamé par l’ASEAN à Manille a été lancé, au risque de menacer sa «cohésion», par les répercussions que les politiques nationales des pays membres ont sur l’ensemble de la région.(AFP)
Les neuf pays de l’Association des nations du sud-est asiatique (ASEAN) ont ouvert leurs travaux mardi à Manille par un vigoureux débat sur le bien-fondé de critiques entre pays membres malgré le principe de non-ingérence inscrit dans la charte de l’association. Le problème a été posé ce mois-ci par la Thaïlande inquiète de l’évolution de la situation intérieure de la Birmanie, l’un des deux derniers membres en date de l’ASEAN avec laquelle elle partage une frontière commune. Il a été reposé à Manille mardi avec force par les Philippines dont le vice-ministre des Affaires étrangères, Lauro Baja, a remarqué qu’une «approche flexible», marquée par une plus grande transparence dans les relations entre pays membres, serait «plus proche des usages des pays occidentaux partenaires de l’ASEAN». Elle...