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Actualités - Chronologie

Cellules nerveuses contre la maladie de Parkinson

Des chercheurs américains sont parvenus à réduire considérablement les symptômes de la maladie de Parkinson chez des rats en transplantant dans leur cerveau des cellules nerveuses cultivées en laboratoire, indique un article paru dans la revue «Nature Neuroscience». Ces travaux sont les premiers à montrer que des cellules nerveuses indifférenciées, développées en laboratoire, peuvent former des neurones particuliers qui, une fois introduits dans un cerveau animal, peuvent fonctionner normalement, a expliqué l’auteur principal de l’étude, Ronald McKay, de l’Institut national des désordres neurologiques (NINDS). Pour cette expérience, le Dr McKay et ses collègues ont prélevé du cerveau de plusieurs embryons de rats des cellules nerveuses indifférenciées, c’est-à-dire à un stade très précoce qui leur permet de se développer en plusieurs types de neurones. Les scientifiques sont alors parvenus à multiplier dans des proportions considérables ces cellules dans leurs éprouvettes de façon à les transformer en une variété de neurones producteurs de dopamine, une substance chimique indispensable à la liaison entre cellules du cerveau. Le manque de neurones producteurs de dopamine dans l’une des régions du cerveau est à l’origine des principaux symptômes que présentent les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, comme la rigidité des muscles ou le tremblement des membres. Une fois transplantés sur des rats dont le cerveau a été modifié pour simuler les effets de la maladie de Parkinson, ces neurones-éprouvettes ont permis d’améliorer de 75% la capacité motrice des rongeurs dans un délai de quatre-vingts jours, ont constaté les scientifiques américains. Selon les auteurs de l’étude, cette technique pourrait traiter efficacement la maladie de Parkinson et même d’autres affections neurologiques. «Les cellules sont le meilleur moyen de délivrer certaines substances dans le cerveau, (cette technique) pourrait donc devenir l’une des thérapies les plus largement utilisées dans la recherche médicale», a souligné le Dr McKay. Plusieurs équipes scientifiques ont déjà commencé à étudier cette technique de transplantation de cellules cultivées en laboratoire sur des humains victimes de la maladie de Parkinson. Le principal obstacle qu’elles rencontraient jusque-là — la difficulté de produire des neurones en quantité suffisante — pourrait précisément être résolu par la technique utilisée par les auteurs de cette étude. (AFP) *
Des chercheurs américains sont parvenus à réduire considérablement les symptômes de la maladie de Parkinson chez des rats en transplantant dans leur cerveau des cellules nerveuses cultivées en laboratoire, indique un article paru dans la revue «Nature Neuroscience». Ces travaux sont les premiers à montrer que des cellules nerveuses indifférenciées, développées en laboratoire, peuvent former des neurones particuliers qui, une fois introduits dans un cerveau animal, peuvent fonctionner normalement, a expliqué l’auteur principal de l’étude, Ronald McKay, de l’Institut national des désordres neurologiques (NINDS). Pour cette expérience, le Dr McKay et ses collègues ont prélevé du cerveau de plusieurs embryons de rats des cellules nerveuses indifférenciées, c’est-à-dire à un stade très précoce qui leur permet...