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Actualités - Chronologie

Bassaïev nommé vice-commandant en chef des forces tchétchènes

L’ex-premier ministre et chef de guerre Chamil Bassaïev a été nommé vice-commandant en chef des forces armées tchétchènes par le président Aslan Maskhadov, a rapporté l’agence russe Interfax, citant la présidence. Un des hommes de confiance de Chamil Bassaïev, Aslanbek Ismaïlov, a été nommé commandant militaire de la République. Celui-ci avait participé en juin 1995 à la sanglante incursion et prise d’otages de Boudennovsk (sud de la Russie), dirigée, en pleine guerre russo-tchétchène, par Chamil Bassaïev lui-même. M. Bassaïev (33 ans), l’un des chefs de guerre les plus puissants de Tchétchénie et l’ennemi juré de Moscou qui n’a pas renoncé officiellement à l’arrêter pour «terrorisme», avait démissionné au début du mois du poste de premier ministre auquel il avait été nommé 6 mois plus tôt. Sa nomination au poste de vice-commandant en chef des forces armées signifie que le pouvoir militaire dans la république sécessionniste est entièrement aux mains de Chamil Bassaïev, estime une source bien informée à Grozny, citée par Interfax sous réserve de l’anonymat. Compte-tenu de la mobilisation de 5.000 réservistes, annoncée par le président tchétchène, Chamil Bassaïev a retrouvé une fonction de rang au moins égal à celui de premier ministre, d’après la source citée par l’agence. La décision du président tchétchène, estime encore la source citée par Interfax, a été dictée par le fait que Chamil Bassaïev, qui préside le Congrès des peuples du Daguestan et de Tchétchénie, est à la tête de forces armées importantes composées d’un bataillon de «maintien de la paix» comptant plus de 200 combattants très entraînés et commandé par le mercenaire étranger «Khattab». Le président tchétchène Aslan Maskhadov avait décrété le renforcement de l’état d’urgence et du couvre-feu instaurés en juin dans la république, ainsi que la mobilisation de 5.000 réservistes dans les forces tchétchènes, après des affrontements meurtriers survenus dans la localité de Goudermès. M. Maskhadov avait attribué ces affrontements à des membres du courant fondamentaliste musulman wahhabite, soutenus de l’étranger, et qu’il a accusé de vouloir déclencher une guerre civile et prendre le pouvoir à Grozny. La Tchétchénie est en proie depuis la fin du conflit armé qui l’a opposée à Moscou (décembre 1994 — août 1996) à une forte criminalité et à des luttes de clans intenses. (AFP)
L’ex-premier ministre et chef de guerre Chamil Bassaïev a été nommé vice-commandant en chef des forces armées tchétchènes par le président Aslan Maskhadov, a rapporté l’agence russe Interfax, citant la présidence. Un des hommes de confiance de Chamil Bassaïev, Aslanbek Ismaïlov, a été nommé commandant militaire de la République. Celui-ci avait participé en juin 1995 à la sanglante incursion et prise d’otages de Boudennovsk (sud de la Russie), dirigée, en pleine guerre russo-tchétchène, par Chamil Bassaïev lui-même. M. Bassaïev (33 ans), l’un des chefs de guerre les plus puissants de Tchétchénie et l’ennemi juré de Moscou qui n’a pas renoncé officiellement à l’arrêter pour «terrorisme», avait démissionné au début du mois du poste de premier ministre auquel il avait été nommé 6 mois plus...