La Libye appelle les arabes à violer l'embargo aérien
le 20 juillet 1998 à 00h00
Un haut responsable libyen a appelé, hier au Caire, les pays arabes à violer l’embargo que lui impose l’ONU depuis six ans, comme l’ont récemment fait des chefs d’Etat africains. «Les pays arabes seront dans une situation délicate s’ils ne prennent pas une décision similaire à celle de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) qui a appelé ses membres à violer l’embargo», a déclaré aux journalistes le coordinateur libyen des relations avec l’Egypte, Sayyed Kaddaf al-Damm. «Nous espérons voir les pays arabes suivre l’exemple des pays africains (...) sinon ils se trouveront dans une situation extrêmement embarrassante», a-t-il indiqué en réponse à la question de savoir si la Ligue envisageait de décider la violation de l’embargo lors de son conseil ministériel en septembre. M. Kaddaf al-Damm a cependant indiqué que le secrétaire général de la Ligue arabe, Esmat Abdel Méguid, qu’il venait de rencontrer longuement, «ne lui avait pas fait part d’une telle position». Le 6 juillet, un appareil de la compagnie nationale Libyan Airlines, transportant les présidents Idriss Deby (Tchad) et Ibrahim Baré Maïnassara (Niger), avait violé l’embargo en se posant sur l’aéroport de Labrak, près de la ville d’al-Bayda (1.200 km à l’est de Tripoli). Les deux présidents répondaient à l’invitation du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi d’assister à une prière collective musulmane. L’ONU a imposé un embargo aérien à la Libye en 1992 pour son refus de livrer à Londres ou Washington deux de ses ressortissants soupçonnés d’implication dans un attentat contre un avion de la PanAm au-dessus de Lockerbie (Ecosse), qui a fait 270 morts en 1988. Début juin, l’OUA avait prévenu qu’elle lèverait unilatéralement les sanctions contre Tripoli si la communauté internationale ne se pliait pas à l’arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye sur le lieu où pourraient être jugés les suspects de l’attentat de Lockerbie.
Un haut responsable libyen a appelé, hier au Caire, les pays arabes à violer l’embargo que lui impose l’ONU depuis six ans, comme l’ont récemment fait des chefs d’Etat africains. «Les pays arabes seront dans une situation délicate s’ils ne prennent pas une décision similaire à celle de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) qui a appelé ses membres à violer l’embargo», a déclaré aux journalistes le coordinateur libyen des relations avec l’Egypte, Sayyed Kaddaf al-Damm. «Nous espérons voir les pays arabes suivre l’exemple des pays africains (...) sinon ils se trouveront dans une situation extrêmement embarrassante», a-t-il indiqué en réponse à la question de savoir si la Ligue envisageait de décider la violation de l’embargo lors de son conseil ministériel en septembre. M. Kaddaf al-Damm a...
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