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Actualités - Chronologie

Sauver les pages

Une machine à sauver les vieux livres des outrages du temps, travaillant 50 fois plus vite et coûtant 75% moins cher que le procédé manuel, a été inaugurée par le Centre pour la conservation des livres (ZFB) de Leipzig (est de l’Allemagne). «Nous avons maintenant une chance de gagner la course contre le temps et de préserver pour les générations futures des armoires entières de livres importants pour l’histoire culturelle et scientifique», a affirmé un des promoteurs de la machine, Wolfgang Waechter, philologue et longtemps conservateur à la Bibliothèque nationale allemande. L’engin, présenté comme unique au monde, prend la place de quatre camionnettes. Il enlève les reliures, foliote, désacidifie, colmate, fend en deux les pages abîmées par l’acide ou les champignons. Une mince feuille de renfort est alors glissée entre le recto et le verso du document qui sont ensuite recollés, séchés et reliés de nouveau, le tout automatiquement. Ce traitement mécanisé permet de sauvegarder 10.000 pages par jour là où un atelier de restauration n’en répare que 200 en moyenne. «Même les filigranes restent visibles», souligne le prospectus de la société Becker Preservotec, inventeur de la machine. Un premier modèle est testé depuis 1994 par le ZFB de Leipzig, société privée émanant de la Bibliothèque nationale allemande avant de subir son véritable baptême du feu commercial. Des tractations sont en cours avec la Bibliothèque nationale de France, selon le ZFB. Outre une dizaine de millions de volumes de la bibliothèque de Leipzig, la machine acquise par le ZFB va s’attaquer à la restauration d’ouvrages de la bibliothèque d’Etat de Berlin et du Centre judaïque. Près d’un tiers des ouvrages ou archives rangés dans les bibliothèques du monde sont menacés de disparition, selon le ZFB. (AFP)
Une machine à sauver les vieux livres des outrages du temps, travaillant 50 fois plus vite et coûtant 75% moins cher que le procédé manuel, a été inaugurée par le Centre pour la conservation des livres (ZFB) de Leipzig (est de l’Allemagne). «Nous avons maintenant une chance de gagner la course contre le temps et de préserver pour les générations futures des armoires entières de livres importants pour l’histoire culturelle et scientifique», a affirmé un des promoteurs de la machine, Wolfgang Waechter, philologue et longtemps conservateur à la Bibliothèque nationale allemande. L’engin, présenté comme unique au monde, prend la place de quatre camionnettes. Il enlève les reliures, foliote, désacidifie, colmate, fend en deux les pages abîmées par l’acide ou les champignons. Une mince feuille de renfort est alors...